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Covid-19 : un premier confinement décrété dans un quartier de Hong Kong

Les habitants d'un quartier pauvre de Hong Kong vont devoir rester confinés chez eux pour au moins 48 heures. La mesure est inédite dans cette ville de 7,5 millions d'habitants. Les autorités veulent tester tous les habitants de cette zone avant de lever les restrictions. Des milliers d'habitants d'un des quartiers les plus pauvres et densément peuplés de Hong Kong ont reçu l'ordre dans la nuit de vendredi à samedi de rester chez eux dans le cadre du premier confinement ordonné par les autorités depuis le début de la pandémie de coronavirus.Cette mesure interdit à une dizaine de milliers de personnes vivant dans des immeubles situés dans une zone géographique délimitée, où un nombre croissant de cas a été enregistré ces derniers jours, de quitter leur domicile à moins de présenter un test négatif.Le gouvernement de Hong Kong a indiqué dans un communiqué prévoir de tester dans les 48 heures tous les habitants de cette zone du quartier de Jordan, "afin de parvenir à zéro cas dans cet arrondissement"."Les habitants vont devoir rester chez eux afin d'éviter les contaminations jusqu'à ce qu'ils obtiennent les résultats de leurs tests", a déclaré à la presse la ministre de la Santé Sophia Chan.Cette mesure concerne quelque 150 immeubles et des centaines de policiers ont été mobilisés pour faire respecter le confinement, a rapporté le quotidien South China Morning Post.La nouvelle d'un confinement imminent avait fuité dans la presse locale vendredi. Certains médias ont rapporté avoir vu des habitants quitter la zone avant la limite de minuit.Quatrième vague d'infectionsHong Kong a été en première ligne lorsque les premiers cas du nouveau coronavirus ont été détectés dans le centre de la Chine il y a plus d'un an.La ville, hérissée de hautes tours d'habitation serrées les unes contre les autres, a totalisé depuis le début de la pandémie moins de 10 000 cas et quelque 170 décès ont été formellement attribués au Covid-19.Les quelque 7,5 millions d'habitants de Hong Kong vivent depuis un an au rythme de restrictions plus ou moins fortes, qui se sont avérées efficaces pour empêcher une flambée du nombre de cas de coronavirus.Au cours des deux derniers mois, le territoire a été frappé par une quatrième vague d'infections, et les autorités ont introduit de nouvelles restrictions.Des foyers épidémiques sont apparus dans le quartier de Yau Tsim Mong, un quartier défavorisé où les logements sont parmi les plus exigus de la planète.Sur le papier Hong Kong est une des villes les plus riches du monde. Mais elle connaît de fortes inégalités et souffre d'une pénurie de logements et de loyers très élevés. Nombreux sont ceux qui s'entassent dans de tout petits espaces.Avec AFP

Le procès en destitution de Donald Trump commencera le 8 février au Sénat

Après la réception de l'acte d'accusation prévue lundi, le Sénat entamera le procès de Donald Trump dans la deuxième semaine de février. Ce délai permettra notamment de confirmer les membres de la nouvelle administration. Donald Trump est accusé d'avoir encouragé ses partisans à se lancer à l'assaut du Capitole le 6 janvier au moment où les élus du Congrès certifiaient la victoire de Joe Biden à la présidentielle. Malgré son départ de la Maison Blanche, Donald Trump devrait être encore au centre de la vie politique américaine dans les prochaines semaines. Son procès en destitution commencera le 8 février au Sénat, après la transmission à la chambre haute de l'acte de mise en accusation de l'ancien président en début de semaine prochaine, ont annoncé vendredi 22 janvier les leaders démocrates au Congrès.Ce délai de deux semaines entre la remise de l'acte d'accusation et le début des débats permettra que le procès ne monopolise pas les sessions à la chambre haute pour le début du mandat de Joe Biden. Le Sénat pourra ainsi notamment confirmer les membres de son gouvernement."Une fois les dossiers rédigés, l'exposé par les parties commencera la semaine du 8 février", a déclaré vendredi soir Chuck Schumer, le chef démocrate du Sénat, où Donald Trump doit être jugé pour "incitation à l'insurrection".Chuck Schumer avait auparavant précisé devant ses collègues que l'acte d'accusation "serait transmis au Sénat lundi". "Nos procureurs sont prêts à défendre leur dossier devant les 100 sénateurs qui serviront de juges pendant le procès", avait ensuite confirmé Nancy Pelosi dans un communiqué. Concrètement, ces "procureurs" - des élus démocrates de la Chambre menés par Jamie Raskin - traverseront lundi les couloirs du Congrès pour apporter l'acte d'accusation dans l'hémicycle du Sénat, où ils le liront aux sénateurs.Cette étape marque l'ouverture formelle du procès, mais les débats sur le fond ne commenceront donc que deux semaines plus tard."Complet et équitable" Chuck Schumer avait précisé dans la matinée avoir discuté avec le chef de la majorité républicaine Mitch McConnell "du calendrier et de la durée" des audiences.Ce dernier avait précisément suggéré d'attendre la mi-février pour entamer les débats. "La mise en accusation par la Chambre a été plus rapide et minimaliste que jamais, l'étape suivante ne peut pas être un procès insuffisant au Sénat", avait-il déclaré."Nous avons besoin d'un procès complet et équitable, lors duquel l'ancien président pourra se défendre et le Sénat considérer toutes les questions factuelles, légales et constitutionnelles", avait-il poursuivi.L'habile stratège avait même souligné qu'il était dans l'intérêt de la nouvelle administration d'attendre.Jusqu'ici, Joe Biden s'est gardé d'intervenir à ce sujet, estimant qu'il revenait au Congrès de fixer les modalités du procès de son prédécesseur. Une issue incertaine Donald Trump est accusé d'avoir encouragé ses partisans à se lancer à l'assaut du Capitole le 6 janvier au moment où les élus du Congrès certifiaient la victoire de son rival démocrate à la présidentielle. "Vous ne reprendrez jamais notre pays en étant faibles. Vous devez montrer de la force et vous devez être forts", avait-il lancé à ses supporteurs peu avant qu'ils envahissent le Capitole, semant le chaos et la violence. Cinq personnes sont mortes pendant cette attaque.Une semaine plus tard, Donald Trump est devenu le premier président de l'Histoire des États-Unis à être mis en accusation deux fois par la Chambre, contrôlée par les démocrates.Il avait déjà été renvoyé en procès à la fin 2019 pour avoir demandé à l'Ukraine d'enquêter sur le fils de Joe Biden. Le Sénat, contrôlé par les républicains, l'avait rapidement acquitté.Cette fois, certains élus républicains se sont montrés très critiques. Même Mitch McConnell, qui fut l'un de ses plus solides alliés pendant sa présidence, a fait savoir qu'il n'excluait pas de le juger coupable.Mais la Constitution impose un seuil des deux tiers pour condamner un président, et il faudrait que 17 sénateurs républicains se rallient aux 50 démocrates pour atteindre cette majorité qualifiée, ce qui est à ce stade très incertain.Si Donald Trump était déclaré coupable, il ne serait pas destitué puisqu'il a déjà quitté la Maison Blanche, mais il deviendrait inéligible, alors qu'il a caressé l'idée d'une nouvelle candidature à la présidentielle de 2024.Avec AFP

Bruxelles exige la “libération immédiate” de l’opposant russe Alexeï Navalny

Rentré dimanche en Russie, l’opposant à Vladimir Poutine a été arrêté et maintenu en détention depuis. Le président du Conseil européen, Charles Michel, a annoncé avoir téléphoné vendredi au président russe pour exiger sa "libération immédiate". L’Union européenne a de "sérieuses inquiétudes" sur le sort de l’opposant russe Alexeï Navalny. Le président du Conseil européen, Charles Michel, a annoncé avoir téléphoné vendredi 22 janvier au président Vladimir Poutine pour exiger la "libération immédiate" de l'opposant.Charles Michel a également appelé "au respect intégral et inconditionnel des droits" d’Alexeï Navalny. L’opposant a été arrêté dimanche à son arrivée en Russie depuis l’Allemagne où il avait été soigné à la suite d'un empoisonnement avec un agent neurotoxique. L'UE a sanctionné plusieurs membres de l'entourage du président russe impliqués dans cette tentative d'assassinat.Après un bref passage devant un tribunal lundi, Alexeï Navalny a été maintenu en détention.>> À lire aussi : "Alexeï Navalny ou le parcours semé d'embûches d'un militant anticorruption"Charles Michel, chef de l'instance représentant les Vingt-Sept, a pris l'initiative de contacter le président russe au lendemain d'un sommet européen afin de renouveler la demande des dirigeants de l'UE d'une libération immédiate de l'opposant russe. Plusieurs États membres et le Parlement européen exigent l'adoption de nouvelles sanctions européennes.Débat stratégique en marsLes ministres des Affaires étrangères de l'UE doivent engager lundi une réflexion sur les mesures à adopter pour soutenir les demandes de libération de l'opposant russe. Mais aucune décision ne devrait être prise lors de cette réunion, organisée en visioconférence à cause de la pandémie, a-t-on indiqué de source diplomatique.Charles Michel a informé Vladimir Poutine de la décision de convoquer "un débat stratégique sur les relations UE-Russie" lors du sommet européen de mars.Avec AFP

Google menace de bloquer son moteur de recherche en Australie

La firme Google a déclaré vendredi qu'elle suspendrait son moteur de recherche en Australie si le pays allait au bout de son projet visant à contraindre les géants de l'Internet à rémunérer les groupes de presse locaux pour leurs contenus. Google durcit le ton en Australie. Le géant américain a menacé, vendredi 22 janvier, de bloquer son moteur de recherche dans ce pays si Canberra ne modifiait pas son projet visant à contraindre la firme californienne à rémunérer les médias pour leurs contenus.Le gouvernement australien travaille sur un "code de conduite contraignant" censé gouverner les relations entre des médias en grandes difficultés financières et les géants qui dominent l'Internet, au premier rang desquels Google et Facebook, qui captent une part importante des revenus publicitaires.Ce projet, l'un des plus contraignants au monde, prévoit des pénalités de plusieurs millions d'euros en cas d'infraction et vise le "fil d'actualité" de Facebook et les recherches sur Google."Scénario du pire"La directrice générale de Google Australia, Mel Silva, a déclaré vendredi lors d'une audition au Sénat australien que le "scénario du pire" serait que le projet de code passe tel quel, et ajouté que son groupe se verrait le cas échéant dans l'obligation de suspendre ses services de recherche en Australie. "Si cette version du code devenait une loi, cela ne nous laisserait pas d'autre choix véritable que de suspendre Google Search en Australie", a-t-elle déclaré.Une menace à laquelle le Premier ministre australien, Scott Morrison, a sèchement répondu. "C'est l'Australie qui fait les règles quant à ce qui peut être fait en Australie. C'est notre Parlement qui en décide", a-t-il déclaré. "Les gens qui sont prêts à travailler dans ce cadre en Australie sont les bienvenus. Mais nous ne plions pas devant les menaces.""De légers amendements"L'initiative australienne est suivie de près à travers le monde à un moment où les médias souffrent dans une économie numérique où les revenus publicitaires sont de plus en plus captés par Facebook, Google et d'autres grandes firmes de la tech.La crise des médias a été aggravée par l'effondrement économique provoqué par le coronavirus. En Australie, des dizaines de journaux ont été fermés et des centaines de journalistes licenciés.Le projet de code prévoit que Google et Facebook rémunèrent les médias australiens, qu'il s'agisse du groupe public ABC ou des titres du groupe News Corp de Rupert Murdoch, pour la reprise de leurs contenus. Canberra a décidé de ne cibler que Facebook et Google, mais pas d'autres plateformes très populaires comme Instagram ou YouTube.Mel Silva a assuré que Google souhaitait soutenir les médias et suggéré des modifications au projet de code, qui doit entrer en vigueur cette année. "Il y a un chemin clair vers l'élaboration d'un code juste avec lequel on peut travailler, si on y apporte simplement de légers amendements", a-t-elle dit.Google avait récemment avancé qu'il pourrait empêcher les contenus de sites de médias australiens d'apparaître dans les réponses sur son moteur de recherche. Il a commencé à tester ce type de mesure auprès d'un petit nombre d'internautes. Mais c'était vendredi la première fois que le groupe se disait prêt à bloquer son moteur de recherche en Australie.Facebook également menaçantLes États-Unis viennent aussi d'exhorter l'Australie à renoncer à son projet, le jugeant "fondamentalement déséquilibré" en faveur des médias.Facebook a également rejeté le code dans sa forme actuelle en affirmant qu'il cesserait de publier les contenus de médias australiens s'il entrait en vigueur. "La grande majorité des gens qui utilisent Facebook pourraient continuer à le faire, mais nous ne serions plus en mesure de fournir des news", a déclaré devant le Sénat australien Simon Milner, un haut responsable de Facebook.L'Australie n'est pas le seul marché où Google est en conflit avec les médias. Jeudi, le groupe californien a annoncé la conclusion d'un accord cadre qui ouvre la voie à la rémunération des quotidiens français au titre du "droit voisin", ce nouveau droit similaire au droit d'auteur instauré par une directive européenne il y a deux ans.Avec AFP

Diary Sow, l’étudiante sénégalaise disparue en France, dit aller “bien” et être “en sécurité”

L'étudiante de 20 ans, inscrite en classe préparatoire au prestigieux lycée parisien Louis-Le-Grand, a donné de ses nouvelles à un proche qui a relayé ses propos jeudi. Elle affirme avoir cherché une sorte de "répit salutaire" sans pouvoir en expliquer la raison et se dit "désolée" de l'émotion que sa disparition a causée. Diary Sow va bien. La jeune Sénégalaise étudiant à Paris, dont la disparition a mis son pays en émoi, dit avoir pris "une petite pause pour retrouver (ses) esprits", dans des échanges publiés jeudi 21 janvier par un proche.Les mots rendus publics par le ministre sénégalais de l'Eau, Serigne Mbaye Thiam, qui a pris l'étudiante sous son aile, sont la première manifestation de vie fiable et publique de sa part depuis sa disparition début janvier.Diary Sow, 20 ans, inscrite en classe préparatoire au prestigieux lycée parisien Louis-Le-Grand, dit avoir cherché une sorte de "répit salutaire" sans pouvoir en expliquer la raison. Elle se déclare surprise et "désolée" de l'émotion que sa disparition a causée.Les échanges publiés ne disent rien de l'endroit où se trouve la jeune femme, connue au Sénégal comme l'incarnation de l'excellence et de la réussite scolaires."De mon plein gré"Le ministre a publié ces extraits d'une lettre et d'échanges avec elle sur son compte Twitter, avec son accord et celui de sa famille. "Ce tweet est bien de moi", a-t-il confirmé à l'AFP. La disparition a donné lieu à nombre d'informations erronées et d'infox."Si je ne m’étais pas manifestée jusqu’à présent, c’est pour la simple raison que j’étais dans l’impossibilité de le faire", dit-elle mystérieusement. "J'ai laissé assez d’indices derrière moi pour qu’on sache que je partais de mon plein gré. Je ne me cache pas. Je ne fuis pas. Considère cela comme une sorte de répit salutaire dans ma vie", dit-elle à son mentor.Celle qui fut distinguée meilleure élève du Sénégal en 2018 et 2019 assure ne pas avoir cédé à la pression, ni aux doutes. "Je n’ai pas disjoncté à cause du confinement ou de la prépa", dit-elle. "Ceux qui cherchent une explication rationnelle à mon acte seront déçus puisqu’il n’y en a aucune", dit-elle. Elle parle de "désir irrépressible, irraisonné et si profondément irrationnel", et n’aurait "jamais cru que (son) nom allait alimenter autant de débats, qu’autant de gens allaient s’inquiéter".Elle prie son mentor "de rassurer les gens qui me cherchent. Je vais bien, je suis en sécurité. Sache que je suis terriblement, profondément désolée."Après son bac en 2019, Diary Sow, issue d'un milieu modeste, a obtenu une bourse d'excellence qui lui a permis d'intégrer la classe préparatoire de Louis-Le-Grand, où elle étudie physique, chimie et ingénierie.Enquête en FranceSon sort passionne le Sénégal. Selon une association d'étudiants sénégalais à Toulouse, la jeune femme a passé les vacances de fin d'année dans cette ville du sud-ouest de la France chez sa meilleure amie, étudiante en médecine. Mais elle ne s'est pas présentée le 4 janvier à la reprise des cours à Louis-Le-Grand, absence qui ne lui ressemblait pas selon ses proches.Sa disparition a été signalée le 7 janvier et les milieux étudiants sénégalais se sont mis en branle sur les réseaux sociaux et dans le 13e arrondissement de Paris, où elle habite dans une résidence universitaire. Le président sénégalais, Macky Sall, a lui-même donné des instructions pour la retrouver, selon l'ambassadeur du Sénégal en France, Maguette Sèye.Une enquête avait été ouverte en France pour disparition "inquiétante". Une source proche du dossier se voulait cependant rassurante ces derniers jours et disait que la thèse du départ volontaire était privilégiée.Avec AFP

Covid-19 : l’UE appelle à limiter les voyages, Paris imposera un test PCR aux voyageurs européens

À l'issue du sommet des Vingt-Sept, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé jeudi soir que "tous les voyages non essentiels" entre les pays du bloc devaient "être fortement déconseillés". De son côté, la France va réclamer aux voyageurs européens, à partir de dimanche, la présentation d'un test PCR réalisé 72 heures avant le départ. L'Union européenne a appelé à éviter les voyages non essentiels entre les pays du bloc pour faire face à la menace des nouveaux variants du coronavirus, jugeant la situation sanitaire "très grave", à l'issue d'un sommet des Vingt-Sept par vidéoconférence, jeudi 21 janvier.La France a annoncé dans la foulée qu'elle imposerait à partir de dimanche aux voyageurs en provenance d'autres pays européens la présentation d'un test PCR réalisé 72 heures avant le départ. Une obligation qui ne concerne toutefois pas les voyages essentiels et les travailleurs transfrontaliers.Faisant écho à l'agence européenne chargée des épidémies (ECDC), la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé jeudi soir que "tous les voyages non essentiels" devaient "être fortement déconseillés". "Nous sommes de plus en plus inquiets au sujet des différents variants" du coronavirus, a reconnu Ursula von der Leyen.Zones "rouge sombre"La cheffe de la Commission a proposé une nouvelle définition plus précise des zones à risque du point de vue sanitaire, avec une nouvelle catégorie "rouge sombre". Au sein de l'UE, les voyageurs en provenance de ces régions pourraient être soumis à l'obligation de subir un test avant leur départ et de se mettre en quarantaine à leur arrivée.Concernant les pays hors UE, "nous proposerons des mesures de sécurité supplémentaires pour les voyages essentiels vers l'Europe, par exemple en exigeant un test avant le départ", a-t-elle ajouté.Le contrôle des frontières est une prérogative nationale, mais les Européens tentent de se coordonner pour préserver le fonctionnement du marché intérieur, le transport de marchandises et le quotidien des travailleurs transfrontaliers. Ils veulent éviter le chaos qui avait suivi les fermetures de frontières en ordre dispersé lors de l'arrivée de l'épidémie au printemps dernier.Reconnaissance mutuelle des testsFace aux variants du coronavirus (britannique, sud-africain), plus contagieux, plusieurs pays ont déjà durci les restrictions ces derniers jours, comme l'Allemagne mardi. Les Pays-Bas ont annoncé jeudi soir un couvre-feu à partir de 21 h, le Portugal une fermeture de ses écoles.À la veille du sommet, les Européens étaient finalement parvenus à s'entendre sur une reconnaissance mutuelle des résultats des tests, à la fois PCR et antigéniques rapides, une avancée validée jeudi soir.Pour détecter les mutations du coronavirus, la Commission européenne a exhorté les États de l'UE à accroître le séquençage, jugeant le niveau actuel insuffisant. Elle les a aussi appelés à accélérer la vaccination, en protégeant 70 % de la population adulte avant la fin de l'été et 80 % des membres du personnel de santé et des plus de 80 ans d'ici à mars. Des objectifs soutenus par les Vingt-Sept, selon Ursula von der Leyen. "C'est un effort énorme mais c'est faisable", a-t-elle martelé.Certificat de vaccination en discussionLe président du Conseil européen, Charles Michel, a assuré que "tous les moyens possibles" seraient "examinés pour assurer un approvisionnement rapide" en vaccins, alors que les retards de livraisons de Pfizer-BioNTech ont contraint plusieurs pays à ralentir leur calendrier initial.Outre Pfizer-BioNTech, le vaccin Moderna est également autorisé dans l'UE et l'avis de l'Agence européenne des médicaments (EMA) sur celui d'AstraZeneca, déjà utilisé au Royaume-Uni, doit intervenir avant la fin du mois.L'UE a au total signé six contrats pour des vaccins avec des laboratoires pharmaceutiques et est en discussion avec deux autres (Novavax et Valneva), pour plus de 2,5 milliards de doses potentielles.Athènes a plaidé pour la mise en place d'un certificat "standardisé" de vaccination au sein de l'UE, une proposition discutée au sommet. La Grèce souhaite sauver son industrie touristique, mais l'idée de se servir de ce certificat pour permettre aux personnes vaccinées de voyager est jugée prématurée par plusieurs États membres, en raison de la faible proportion de la population vaccinée et des incertitudes concernant l'effet du vaccin sur la transmission du virus."Nous devrions être en mesure de nous mettre d'accord" sur des normes communes pour ces certificats, a déclaré Charles Michel. "Dans un second temps, nous pourrons voir si et dans quelles circonstances ce certificat peut être utilisé."Avec AFP

Migrants : une trentaine de collectivités s’unissent en soutien à SOS Méditerranée

Une trentaine de collectivités locales françaises ont lancé jeudi une plateforme de soutien à l'ONG SOS Méditerranée, qui a repris ses opérations de sauvetage de migrants en mer. En 2020, la contribution des collectivités locales s'est élevée à 800 000 euros. Dénonçant des "États défaillants" et une campagne "d'intox", une trentaine de collectivités ont lancé, jeudi 21 janvier, une plateforme de soutien à SOS Méditerranée, dont le navire ambulance a repris le 11 janvier ses sauvetages en mer de migrants en Méditerranée centrale. "Des mouvements de solidarité décollent toujours grâce à une poignée d'initiateurs qui ouvrent la voie et montrent qu'une solution est possible", s'est félicité le président de l'ONG, François Thomas, lors d'une visioconférence de presse. "Ces collectivités sont et seront une force d'appui essentielle pour le témoignage, le plaidoyer, le soutien financier face à ce drame humain qui se déroule aux portes de l'Europe", a-t-il ajouté. Leur appui est également indispensable face aux "intox qui circulent", a-t-il poursuivi, dans une allusion aux accusations de complicité avec les passeurs régulièrement lancées contre les ONG portant secours aux migrants en Méditerranée.Opérations chiffrées à 8 millions d'euros par an, 90 % de dons privésAu-delà de l'effet de "levier politique" espéré, les 27 collectivités – deux régions (Bretagne et Occitanie), huit départements l'Ouest et du Sud et 17 communes dont Marseille, Lille et Bordeaux – qui ont rejoint la plateforme se sont engagées à maintenir leur soutien financier aux opérations de sauvetage.D'un coût chiffré à 8 millions d'euros par an, ces opérations sont à 90 % financées par des dons privés. En 2020, la contribution des collectivités locales s'est élevée à 800 000 euros."Nous ne pouvons plus fermer les yeux, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas, nous devons agir quand justement les États sont défaillants", a souligné le président (PS) du département de la Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet. "Ce n'est pas seulement un devoir, mais une obligation de reconnaître l'inconditionnalité du secours au mer", a-t-il ajouté. "La solidarité doit avoir un caractère XXL."En 2020, plus de 1 200 migrants sont morts en Méditerranée"On n'ouvre jamais les bras assez grand", a abondé la présidente socialiste d'Occitanie, Carole Delga.Face "à ceux qui font peur avec ces questions d'identité et qui voudraient qu'on soit tous opposés", cette plateforme "est une réponse d'organisation", a souligné pour sa part la maire de Paris, Anne Hidalgo. "On ne peut pas laisser cette mer Méditerranée être le plus grand cimetière européen", a souligné l'édile socialiste.Au total, plus de 1 200 migrants ont péri en 2020 en Méditerranée, selon l'Organisation internationale pour les migrations.Avec AFP

Crimes sexuels sur mineurs : le Sénat examine un texte contenant des mesures contre l’inceste

Dans le sillage de l’affaire Duhamel et quelques jours après la vague #Metooinceste sur les réseaux sociaux, les sénateurs débattent, jeudi, d'une proposition de loi visant à créer un nouveau crime sexuel pour protéger les mineurs de moins de 13 ans. Le Sénat débat, jeudi 21 janvier, d'une proposition de loi visant à créer un nouveau crime sexuel pour protéger les mineurs de moins de 13 ans. Deux ans et demi après l'entrée en vigueur de la loi Schiappa contre les violences sexuelles et sexistes, la problématique est sous les feux de l'actualité après la révélation de l'affaire Olivier Duhamel, accusé par sa belle-fille Camille Kouchner d'avoir violé son frère jumeau quand ils étaient adolescents dans les années 1980.>> À lire : Après #Metoo, le hashtag #Metooinceste se répand sur les réseaux sociauxPour l'auteure de la proposition de loi, Annick Billon, présidente centriste de la délégation aux Droits des femmes, il s'agit de poser dans le droit "un nouvel interdit : celui de tout rapport sexuel avec un mineur de 13 ans", sans que soit interrogée la question du consentement.La nouvelle infraction serait constituée en cas de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'elle soit, dès lors que l'auteur des faits connaissait ou ne pouvait ignorer l'âge de la victime."Ce texte n'a pas été élaboré en réaction à la déflagration politique et médiatique provoquée par le livre de Camille Kouchner 'La Familia Grande', mais ce livre fait écho à la proposition de loi et offre au législateur l'opportunité de se positionner de façon claire", a souligné Annick Billon.La Commission des lois s'est d'ailleurs prononcée mercredi en faveur d'un amendement de la sénatrice PS Marie-Pierre de La Gontrie visant à renforcer la sanction encourue pour les atteintes sexuelles incestueuses sur mineur, qui seraient punies de "10 ans et 150 000 euros d'amende".Dimanche, c'est la première dame, Brigitte Macron qui avait appelé de ses "vœux" une réforme judiciaire pour lutter contre l'inceste.Débat sur le non-consentementLa proposition de loi examinée jeudi prévoit de renforcer la protection des jeunes de 13 à 15 ans, mais le seuil d'âge à 13 ans pour l'instauration du non-consentement est jugé insuffisant par les associations de protection de l'enfance qui poussent à ce que cette limite soit fixée à 15 ans. L'âge fait aussi débat parmi les sénateurs.La question de la prescription est un autre point délicat. Le texte aligne le délai de prescription des crimes sexuels sur mineurs de 13 ans sur celui du viol, soit trente ans à compter de la majorité de la victime. Annick Billon propose de l'allonger à quarante ans.Pour lutter contre "l'omerta", les sénateurs examineront également un amendement de la rapporteure Marie Mercier (LR) qui allonge le délai de prescription du délit de non-dénonciation de mauvais traitements, agressions ou atteintes sexuelles infligés à un mineur.De six ans aujourd'hui, ce délai serait porté à dix ans, à compter de la majorité de la victime, en cas de délit et à 20 ans en cas de crime.Avec AFP

Musique et feux d’artifice à Washington pour célébrer l’investiture de Joe Biden

Stars, feux d'artifices et chansons, mais pas de public, faute de pandémie : une célébration télévisée a été organisée mercredi soir, après l'investiture du nouveau président américain Joe Biden. Une soirée placée sous le signe de l'espoir. Tom Hanks, Bruce Springsteen, Katy Perry et le président lui-même : une brochette de stars s'est réunie dans la soirée de mercredi 20 janvier à Washington pour célébrer l'investiture de Joe Biden, une soirée sans public, diffusée sur les grandes chaînes américaines et clôturée par un feu d'artifice.L'émission était intitulée "Celebrating America" (Célébrer l'Amérique) et remplaçait les traditionnels bals et concerts qui animent ordinairement la capitale fédérale à chaque investiture, annulés cette année pour cause de pandémie.Durant ces 90 minutes très feutrées se sont succédé à l'antenne plusieurs chanteurs, certains enregistrés ailleurs aux États-Unis, mais aussi un chauffeur-livreur, une institutrice ou un jeune bénévole de 8 ans, Cavanaugh Bell.Appel à l'unitéCar le programme se voulait aussi un "hommage aux hommes et femmes de ce pays qui lui ont donné de la force et l'ont fait tourner en ces temps difficiles", a expliqué le comédien oscarisé Tom Hanks, animateur de l'émission.Aux pieds de la statue d'Abraham Lincoln, devant le monument dédié à l'ancien président américain à Washington, ont chanté Bruce Springsteen, John Legend ou Katy Perry, et le nouveau président américain s'est, de nouveau, adressé au pays.Comme il l'avait fait dans son discours d'investiture, le chef de l'État en a appelé à l'"unité", demandant aux Américains de "se rassembler".Dans une séquence pré-enregistrée, les trois anciens présidents américains qui avaient assisté plus tôt à l'investiture de Joe Biden ont rendu hommage à la démocratie américaine. "En tant qu'Américains, il y a plus de choses qui nous rassemblent que ce qui nous sépare", a dit Barack Obama, qui était en compagnie de George Bush et Bill Clinton. "Monsieur le président, je vous souhaite de réussir", a conclu George Bush. "Votre succès sera celui de notre pays."Les chansons choisies étaient toutes porteuses d'un message positif, tourné vers l'avenir, comme "Feeling Good", rendu célèbre par Nina Simone et interprété cette fois par John Legend.La soirée s'est achevée sur "Firework" de Katy Perry, que l'artiste a entonné alors que le ciel de Washington était éclairé d'un feu d'artifice."Du grand n'importe quoi"Si la plupart des grandes chaînes ont diffusé l'émission, Fox News, prisée des conservateurs, a fait exception, et maintenu ses programmes, occupés sur ce créneau par ses présentateurs stars, qui ont tourné le message de Joe Biden en ridicule."Les appels solennels de Biden à l'unité sont à la fois risibles et complètement malhonnêtes", a lancé Sean Hannity, présentateur le plus regardé du pays et soutien inconditionnel de Donald Trump. Il a accusé Joe Biden de vouloir imposer un programme d'extrême gauche et de diaboliser les électeurs de Donald Trump. "C'est du grand n'importe quoi."Avec AFP

Joe Biden annonce le retour des États-Unis dans l’accord de Paris sur le climat

Le nouveau président américain Joe Biden a signé mercredi, quelques heures seulement après sa prise de fonction, une série de décrets dont l'un portant sur le retour des États-Unis dans l'accord de Paris sur le climat. Joe Biden a annoncé mercredi 20 janvier, quelques heures après son investiture à la présidence américaine, le retour des États-Unis dans l'accord de Paris sur le climat, la mesure phare d'une série de décrets présidentiels destinés à rétablir le leadership de Washington dans la lutte contre le changement climatique.Les décrets signés par le nouveau locataire de la Maison blanche prévoient aussi d'examiner toutes les mesures décidées par son prédécesseur Donald Trump qui ont nui à la lutte contre le changement climatique, ainsi que la révocation du permis accordé pour la construction de l'oléoduc Keystone XL devant relier la province canadienne d'Alberta au Nebraska, ou encore un moratoire sur les activités pétrolières et gazières dans une réserve naturelle de l'Arctique où l'administration Trump avait récemment autorisé le développement de projets.Il s'agit de l'amorce d'un virage politique majeur pour le deuxième pays émetteur de gaz à effet de serre au monde, derrière la Chine. L'administration Trump avait mis au pilori la science climatique et était revenue sur des normes environnementales pour favoriser le développement de l'industrie fossile."Welcome back!"Joe Biden a transmis mercredi soir une lettre formelle au secrétaire général de l'ONU pour l'informer du retour des États-Unis dans l'accord sur le climat, un retour qui sera effectif le 19 février.Le président français Emmanuel Macron, qui a adressé mercredi ses félicitations à son nouvel homologue américain, s'est réjoui de cette annonce. "Je salue le retour des États-Unis au sein de l'Accord de Paris pour le climat : Welcome back!", a-t-il écrit sur Twitter.À Bruxelles, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué une "nouvelle aube" sous Joe Biden, et l'Union européenne a dit dans un communiqué se réjouir du retour des États-Unis dans l'accord sur le climat.Joe Biden avait promis durant la campagne électorale de remettre les États-Unis sur la voie de la neutralité carbone d'ici 2050 pour répondre à la diminution des émissions de gaz à effet de serre que les scientifiques considèrent comme nécessaire pour éviter des ravages encore plus importants du réchauffement climatique à travers le monde.ObstaclesLe chemin ne sera toutefois pas sans obstacles, alors que la question climatique divise la classe politique américaine et fait l'objet d'un lobby des compagnies pétrolières.Alors que des activistes favorables à la protection de l'environnement ont salué les décrets signés par Joe Biden, des groupes industriels et des élus conservateurs ont critiqué les mesures.Un groupe de sénateurs républicains a appelé mercredi Joe Biden à présenter au Congrès son projet pour le retour des États-Unis dans l'accord de Paris afin que les élus puissent l'"examiner". Steve Daines, sénateur républicain du Montana, a déclaré que le nouveau chef de la Maison Blanche ne pouvait pas intégrer les États-Unis à un traité international sans l'aval d'une majorité des deux tiers au Sénat.Le principal groupe de lobbying de l'industrie pétrolière et gazière américaine a déclaré penser que bloquer le projet d'oléoduc Keystone XL était un "pas en arrière" qui allait nuire au rétablissement de l'économie américaine.Avec Reuters