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Confinement: faut-il craindre une pénurie de jouets pour Noël dans les magasins ?

Après une longue fermeture des magasins de jouets en novembre, les marchands de jouets craignent de ne pas avoir assez de jouets à mettre en rayon au mois de décembre. La raison ? Un problème d’approvisionnement. Habituellement, à la fin du mois de novembre, 85 % des jouets sont déjà livrés en magasin, rapporte le Figaro, mais la fermeture des magasins aura retardé le processus.

« En décembre, la chaîne logistique est extrêmement sollicitée. Il n’y aura pas assez de chauffeurs ni de camions pour rattraper les 9 millionsde jouets qui n’auront pas pu être livrés en novembre », explique Anne Besson, directrice France Iberia chez Lego et porte-parole de la Fédération française du jouet et de la puériculture (FJP), à nos confrères. Elle précise que les jouets Lego sont pour l’instant stockés dans leur entrepôt européen, en République Tchèque.

Chez Mattel, le producteur, entre autres, de la célèbre poupée Barbie, on craint également une pénurie : « On ne rattrapera pas en deux semaines le retard de livraison accumulé en novembre », explique Christophe Salmon, directeur général du fabricant américain en France et Italie, au journal. Il précise qu’une partie de la marchandise, stockée à Marseille et « destinée à la France », a été transférée dans d’autres pays, la faute à un calendrier de réouverture des boutiques trop flou. « Il va manquer des jouets Mattel pour la France », assure-t-il.

Des ruptures de stock plutôt que des pénuries ?

Et, dans les magasins aussi, on s’inquiète. Romain Mulliez, le PDG de l’enseigne nordiste PicWic Toys, souhaite avoir de la visibilité. « Les fournisseurs (…) ne peuvent pas livrer tout le monde sur un seul mois. On risque d’avoir trop de clients et pas assez de produits », dit-il au Figaro.

Mais pour certains distributeurs, parler de pénurie est un peu prématuré. « J’ai commencé à voir dans les journaux qu’il y aurait des problèmes, et pas assez de jouets. C’est pipeau, hein ! Faut pas se précipiter ! Faut y aller calmement, il y a largement du stock ! », a notamment indiqué Michel-Edouard Leclerc sur CNews. Un constat partagé par Franck Mathais, de JouéClub, pour BFMTV : « Du jouet, il y en aura, il ne faut pas exagérer ».

De son côté, le directeur général de King Jouet, Philippe Gueydon, explique à nos confrères : « Des ruptures, on en a chaque année. Sur les 8 000 références qu’on propose en magasin, cela concerne en général une vingtaine de produits. Cette année, ça va peut-être monter à 40-50, mais pas plus », tempère-t-il.

Le vrai risque se trouverait du côté des réassorts. Sans véritable pénurie, il se pourrait qu’il y ait des ruptures de stock sur les jouets les plus demandés, comme chaque année : « Cela va être plus compliqué le réassort cette année mais ça concernera surtout les hypermarchés », estime Philippe Gueydon. Après la fermeture des rayons de vente dit «non-essentiels», les grandes surfaces ont « coupé les cadences d’approvisionnement auprès de leurs fournisseurs », estime-t-il. Lire à partir de la source….