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Essai Dacia Sandero Stepway, le juste prix !

Plus que jamais, la Dacia Sandero Stepway entend capitaliser sur les arguments qui ont fait son succès : un prix canon pour des prestations béton. D’autant que pour sa troisième génération, la citadine polyvalente roumaine rattrape son retard dans tous les domaines. Serait-ce elle la vraie voiture de l’année 2020 ? La Dacia Sandero est sans aucun doute l’un des plus beaux succès automobiles de ses 20 dernières années. Depuis sa première génération en 2007, la citadine polyvalente roumaine a su séduire un public très large, conquis par son tarif low-cost et ses prestations sérieuses. De quoi la propulser depuis 2017 au rang de voiture la plus vendue aux particuliers en France et en Europe. Jusqu’à présent, la recette utilisée par Dacia était simple : bénéficier d’éléments largement éprouvés par le groupe Renault afin de proposer des prix défiants toute concurrence. Et si l’ancienne génération reposait sur la plateforme de la préhistorique Clio 2, la nouvelle Sandero reprend la toute dernière plateforme CMF-B inaugurée par la Clio 5, mais dans une version simplifiée afin de ne pas faire flamber la note.

Partager la même base a permis à la Sandero de s’élargir et d’avoir quelques faux-airs de Clio, tout en modernisant très largement son coup de crayon. Les proportions ont été revues, et les effets de style largement utilisés : ligne de toit fuyante, nouvelle signature lumineuse et arches de roues plus prononcées. Sans oublier quelques détails comme l’antenne raccourcie et reculée, les poignées de portes changées et le bouton d’ouverture du coffre caché. Fini le low-cost, la Sandero fait désormais dans le généraliste ! La version Stepway, la plus vendue et désormais émancipée de son ancien statut de finition la plus haute, rajoute quant à elle la petite touche crossover tant appréciée par la clientèle. Sa garde au sol rehaussée, ses boucliers spécifiques, ses protections de carrosserie et bien sûr, ses barres de toit savamment pensées font qu’elle n’a presque plus rien à envier à personne. Pas même à la Clio. « Une des grosses différences entre la Sandero et la Clio réside dans le fait que la Sandero optimise au maximum son habitabilité. Ses cylindres de vitres sont plus redressés, et l’usage des places arrière d’une Sandero permet d’accueillir 3 adultes confortablement, ce qui n’est pas le cas de la Clio. » explique David Durand, directeur du style Dacia.

L’habitabilité est effectivement en progrès avec un espace à l’arrière quasiment digne du segment supérieur. La modularité reste basique – sièges rabattables 2/3 1/3 – pendant que le volume de chargement progresse légèrement (+8 litres à 328 litres) et le coffre gagne un double plancher plat (option à 100 euros). De quoi soigner un peu plus son déjà très bon sens de l’hospitalité. Personne n’a été oublié, surtout pas le conducteur. Ce dernier peut désormais régler son siège en hauteur et le volant en profondeur (finition Confort) afin de bénéficier d’une meilleure position de conduite qu’auparavant. Et surtout, il peut profiter de l’incontestable bond en termes de qualité perçue de l’intérieur. Pas tellement dans les matériaux, toujours majoritairement représentés par des plastiques durs, mais plutôt par de nombreux détails comme les couleurs, les aérateurs ou encore les quelques éléments surpiqués et travaillés dans leur matière. Le dessin aussi est nettement plus moderne. Mention spéciale pour les commandes de climatisation automatique avec écran intégré en option (repris de la Clio), le frein à main électrique et surtout l’écran central de 8 pouces, gérant l’info-divertissement et la navigation, enfin placé dans le champ de vision (finition Confort). Toujours dans une logique de coûts, l’interface n’est pas l’Easy Link de la cousine Clio mais l’interface Media Display de Dacia, plus basique et modernisée pour l’occasion. Petite surprise, la Sandero Stepway peut même se targuer d’offrir une option dont ne dispose pas la Clio, la connexion Apple CarPlay et Android Auto en Bluetooth (200 euros) !

Du mieux sur la route Moderniser tout ce qui est visible mais aussi ce qui l’est moins. En bénéficiant de la nouvelle plateforme CMF-B, la Sandero s’est offert une nouvelle direction avec assistance électrique. Sur les premiers mètres, la différence est palpable. La voiture braque plus court, avec moins de difficultés pour les bras du conducteur, et elle est épaulée par des radars de stationnement avant/arrière ainsi qu’une caméra de recul en option. Parfait pour la ville, un peu moins pour les routes de campagne où la direction se montre toujours trop floue. Même constat pour le châssis, plus sécurisant et confortable qu’auparavant, mais loin derrière une Clio dotée d’une plus grande rigidité de caisse et de trains roulants mieux travaillés, offrant une expérience de conduite bien plus aboutie. En revanche, le moteur 3-cylindres turbo tCe de 90 chevaux est le compagnon idéal de la Sandero Stepway, surtout quand il est associé à la boîte automatique CVT (1.400 euros de surcoût). Cette dernière, déjà vue sous le nom X-Tronic sur la Clio, permet au petit bloc de se montrer plutôt alerte à bas régime tout en restant dans une plage optimale à tout instant. Attention toutefois à ne pas trop brusquer la pédale de droite, une manœuvre pouvant provoquer un petit effet de moulinage de la boîte et surtout une augmentation du volume sonore. Car bien que l’insonorisation s’améliore, certains bruits (d’air et de roulements notamment) sont encore mal contenus par rapport aux généralistes.

Preuve du passage du low-cost à un statut de quasi-généraliste, la Sandero a également progressé en matière d’aides à la conduite en s’équipant par exemple du freinage automatique d’urgence, du détecteur d’angles morts, de l’aide au démarrage en côte ou des aides au parking précédemment mentionnées. Un embourgeoisement notable que Dacia a réussi à contenir en matière de tarifs. La Sandero de base débute à 8.690 euros (sCe 65 en finition Access) soit 400 € de plus qu’auparavant mais avec des équipements supplémentaires comme le freinage d’urgence, les feux à LED à allumage automatique ou la prise USB. La Stepway est quant à elle proposée à 12.590 € (avec le tCe 90 et le moteur GPL 100 ch en finition Essentiel) et 15.290 € avec la boîte CVT et la finition la plus haute Confort comprenant notamment l’info-divertissement 8 pouces, le régulateur de vitesse et le radar de recul. Les options les plus intéressantes comme la climatisation automatique (240 €), le Pack City avec caméra de recul, radar avant et détecteurs d’angles morts (400 €) ou le système Media Nav avec GPS intégré, Android Auto/Apple CarPlay sans fil (200 €) font légèrement grimper la facture. Loin, très loin des tarifs pratiqués par les généralistes au rapport prix/prestations bien moins intéressant. Lire à partir de la source….