Press "Enter" to skip to content

EMPLOI : Le SNU FSU veut une alternative à la réforme de l’assurance chômage

Le syndicat SNU FSU Pôle Emploi veut «remettre à plat» la réforme de l’assurance chômage annoncée en juin 2019 et suspendue au début de la crise sanitaire.

Une réforme toujours inacceptable pour le SNU Pôle emploi FSU

Communiqué du SNU FSU Pôle Emploi du 8 octobre 2020 :Les mesures liées à l’assurance chômage annoncées le 18 juin 2019 étaient d’une rare violence contre les chômeurs-ses.Il s’agissait d’un durcissement des conditions d’accès à l’indemnisation alors que moins d’un chômeur-se sur deux est indemnisé-e, avec le passage de 4 à 6 mois travaillés pour ouvrir des droits, mais aussi de l’instauration de la dégressivité pour les hauts revenus. De plus, le calcul du « salaire journalier de référence » (SJR) base de l’indemnisation était révisé et pénalisait les précaires, les jeunes et les saisonnier-esAvec la crise de la COVID, le gouvernement a suspendu la réforme sans vouloir y renoncer. Il a relancé la négociation sur la réforme de l’assurance chômage ce mercredi 30 septembre, voilà la déclaration du Ministère du Travail : « Nous avons dit aux partenaires sociaux qu’il n’était pas question de revenir sur les dispositifs les plus critiqués ni sur leur philosophie qui est de changer les comportements. En revanche, il s’agit de revoir les paramètres de ces règles pour éviter certaines situations de précarité côté demandeur d’emploi, ou de complexité côté entreprises », fait-on valoir dans l’entourage de la ministre du Travail, Elisabeth Borne.Pour le SNU FSU Pôle emploi, il faut tout remettre à plat !!!Pour que le monde d’hier ne soit pas le monde de demainEn juin 2019, le ministère du travail reconnaissait que près de 300 000 chômeur-es supplémentaires seraient exclus de leur droit à l’assurance chômage.En septembre 2020, le chômage augmente, plus particulièrement en cette rentrée en catégorie B et C, et les perspectives ne sont pas encourageantes pour les mois à venir. Maintenir le nouveau calcul du SJR entrainerait un impact désastreux du fait de la hausse des périodes non travaillées sur 2020, avec une hausse de la précarité, tout comme le passage de 4 à 6 mois travaillés pour ouvrir des droits au regard du contexte économique encore plus dégradé qu’en 2019.Il serait inentendable que par ailleurs la mesure du bonus-malus, la taxation des contrats courts et d’intérim dans 7 secteurs soit, elle, revue au regard de la crise (hébergement, restauration, agro-alimentaire, transports,… ).Ce serait un nouveau signal négatif envoyé aux salarié-es, précaires, chômeur-sesLa crise sanitaire et économique, nous n’en sommes pas responsablesLe plan de relance avec des mesures aux entreprises sans contreparties de maintien d’emplois ne peut rassurer face à cette réforme catastrophique pour des futur-es salarié-es privé-es d’emploiL’heure est aux urgences sanitaires et sociales et à la satisfaction des besoins essentiels de la population, dans le respect des droits démocratiques : les semaines à venir seront décisives et le gouvernement doit urgemment changer de logiciel. Celui de nous faire travailler plus et plus longtemps en laissant le chômage et la misère s’accroître. Les risques de licenciements massifs et de précarisation accrue sont bien réels. Le « remboursement de la dette » peut être utilisé pour étrangler les populations, ici et ailleurs.Pourtant, rien n’est inéluctable. Il est possible d’aller vers un autre avenir que celui qu’on va chercher à nous imposer.Oui il y a des alternatives ! Lire à partir de la source….