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Emplois : Airbus limite la casse… mais jusqu’à quand ?

Confronté à une baisse drastique de sa production depuis le début de la crise sanitaire, l’avionneur a acté un “plan d’adaptation”. Une manœuvre qui lui permet d’éviter les licenciements secs jusqu’au plan de sauvegarde de l’emploi, prévu en mars prochain.

Maintenir la tête hors de l’eau. C’est depuis le début de la crise sanitaire, l’objectif d’Airbus. Pour ce géant de l’aviation, l’enjeu est de taille, au regard de la place qu’il occupe dans la région. L’avionneur européen dont le siège est à Toulouse, détient en effet la première place des 50 plus grosses entreprises basés dans le département avec un chiffre d’affaires de 63,7 milliards d’euros. (Source : Top économique Occitanie 2020*).

Une première place oui, mais une pandémie qui n’en finit pas de s’étirer, provoquant cette année la baisse d’environ 40% de la production de ses avions commerciaux…Et mettant en péril des milliers d’emplois comme ce fut le cas il y a quelques mois. En juin dernier, le groupe prévoyait de supprimer 15 000 emplois à travers le monde. En France, 5000 emplois sont alors en jeu, l’essentiel à Toulouse avec 3500 postes concernés. Quelques mois plus tard, l’avionneur limite la casse et évite les licenciements secs. Comment ? En s’appuyant sur un “plan d’adaptation”, entériné le 12 octobre dernier et qui s’est traduit par plusieurs mesures. Parmi elles, les départs volontaires, le chômage partiel ou encore la retraite anticipée. “Au titre de ces accords, nous réaliserons des points de contrôle avec les partenaires sociaux d’ici à mars 2021 pour évaluer l’impact des mesures mises en place et ce dans le but d’éviter autant que possible le recours aux départs contraints” indique à la Dépêche du Midi un porte-parole du groupe.

Une fin d’année moins catastrophique que prévu ?

Mars 2021 sonne comme une date butoir pour le groupe. C’est à cette période que sera décidé le plan de sauvegarde de l’emploi. Pour l’heure, Airbus fait de l’activité partielle de longue durée un axe important de son plan d’adaptation. “L’APLD joue un rôle important pour protéger l’emploi dans les secteurs de l’entreprise qui seront les premiers à bénéficier d’une reprise de l’activité. Au total, 1500 emplois ont pu être protégés chez Airbus en France via la mise en place de ce dispositif”, souligne la direction.

Et en attendant ce plan, le groupe conclut le troisième trimestre 2020 avec un bilan moins négatif que prévu. Le mois dernier, il livrait 72 avions et recevait 11 nouvelles commandes faisant reculer la baisse de sa production à 20%.

Mais si les commandes d’octobre ont apporté un sursaut à Airbus, le deuxième confinement décrété le 30 octobre dernier et qui n’a pour l’heure pas de date de fin le replonge dans l’incertitude…et ses salariés plus encore. Lire à partir de la source….