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"Mes images suintent des murs" : Ernest Pignon-Ernest, pionnier du street-art et artiste engagé, ouvre son cœur dans son atelier à Ivry

Cet homme de petite taille (1,64 mètre), vêtu de noir, qui a travaillé à 15 ans et n’a que son “certif”, a gardé quelque chose du gamin niçois. Ernest Pignon-Ernest, pétillant, en alerte permanente, est un homme d’amitiés, passant d’une cause à l’autre, faisant, déchirant, refaisant.

En témoigne le charmant bazar qui règne dans son atelier d’Ivry-sur-Seine(Val de Marne), non loin du périph : partout des dessins qu’il a tracés à grands traits vigoureux et contrastés sur des chutes de rotatives, puis accrochés au hasard. Et tout autour, des livres, beaucoup de livres.

“Ici, je ne travaille presqu’avec le fusain et la pierre noire. Le noir m’envahit. Ma compagne me dit : tu as l’air d’un mineur”, confie celui qui réside à l’emblématique cité d’artistes de la Ruche dans le XIVe arrondissement – il est vice-président de sa fondation – mais vient s’immerger chaque jour dans la quiétude de son atelier.

“Je vis du dessin depuis que j’ai 15 ans”, explique celui dont la célébrité a décollé en 1979 grâce à une exposition au Musée d’art moderne de la Ville de Paris. Il sera identifié mondialement par son portrait du “jeune homme qui marche”, Rimbaud.

Questionné sur son oeuvre, il répond modestement: “si on peut parler d’oeuvre. Car (…)
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