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Les campagnes françaises, grandes oubliées de la crise du coronavirus ?

“On est en train, collectivement, de construire une vision de la crise qui est complètement déformée”, estime Salomé Berlioux. Après des mois d’épidémie de coronavirus, la fondatrice et directrice générale de l’association Chemins d’avenirs, par ailleurs auteure de Nos campagnes suspendues, La France périphérique face à la crise (Ed. de L’Observatoire), pointe un risque : celui d’oublier les campagnes. Au micro d’Europe 1, elle prévient : “Si on a une vision de la crise qui est déformée, on peut penser que les réponses à apporter à cette crise seront biaisées, elles aussi, en partie à côté de la plaque.”

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Les territoires “qui vont probablement le plus souffrir” de la crise

Salomé Berlioux dénonce d’abord “notre obsession maladive des grandes métropoles”. “On parle de Marseille, on parle de Lyon, on parle de Paris et c’est bien normal : c’est là où est le virus.” Or, “si on prend un tout petit peu de recul, il est quand même facile de comprendre et de penser que des territoires de la France dite ‘périphérique’ – zones rurales, petites villes, zones pavillonnaires et même certaines villes moyennes, qui se sont déjà pris de plein fouet la crise de 2008 -, vont être les territoires qui vont probablement le plus souffrir des conséquences économiques et sociales de la crise”, pointe-t-elle.

Au plus fort de la crise, c’est-à-dire pendant le confinement, “quand on a regardé en dehors des grandes mé… Lire à partir de la source….