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Covid-19 : "Le confinement a été plus bénéfique à certaines catégories qu'à d'autres"

Une étude de l’Inserm réalisée auprès de 135.000 personnes démontre que l’épidémie de coronavirus a accentué les inégalités sociales au sein de la population française. Au micro d’Europe 1, samedi soir, la sociologue Nathalie Bajos et l’épidémiologiste Josiane Warszawski expliquent que le confinement a davantage exposé les catégories populaires au virus.

C’est une enquête qui retrace avec acuité l’impact de l’épidémie de coronavirus sur la société française au printemps : les résultats de cette grande enquête de l’Inserm, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, soulignent une accentuation des inégalités sociales au sein de la population en raison de cette crise sanitaire. Au-delà de cet impact, le confinement imposé du 17 mars au 11 mai a eu des effets différenciées selon les catégories sociales, expliquent la sociologue Nathalie Bajos et l’épidémiologiste Josiane Warszawski au micro d’Europe 1, samedi soir.

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Le confinement de la population a généré “un phénomène de déplacement du profil social de l’épidémie”, avance Nathalie Bajos, sociologue et directrice de recherche à l’Inserm : “Avant le confinement, ce sont essentiellement les catégories sociales les plus favorisées qui ont été en contact avec le virus, comme les cadres supérieurs qui sont sortis davantage et qui ont eu davantage d’interactions sociales, de part leur travail et leurs lieux de socialisation. Quand le confinement a été mis en place, il a été plus bénéfique à certaines catégories qu’à d’autres et en particuliers plus bénéfique aux cadres supérieurs qu’aux catégories les plus défavorisées.”

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