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Annick Girardin, ministre de la Mer : "On doit protéger les dauphins mais on n'arrêtera pas la pêche"

Elle dit en être certaine. Pour les pêcheurs, “c’est un crève-cœur de retrouver un dauphin dans ses filets”. Cette semaine, la ministre de la Mer Annick Girardin a arbitré le dossier qui les oppose aux défenseurs de l’environnement : il n’y aura pas de restriction de l’activité et ce, en dépit du nombre à la hausse des captures accidentelles de cétacés. Selon l’Observatoire Pelagis, plus de 1.200 cadavres ont été retrouvés sur les plages de la façade atlantique en 2019.

Et le chiffre serait en réalité bien supérieur, la majorité des mammifères asphyxiés par les filets ou blessés de façon irréversible coulant ou dérivant au large. Selon ce laboratoire de l’université de La Rochelle et du CNRS, ce seraient en tout 11.300 dauphins communs qui auraient été tués cette année-là. Des chiffres à étudier, selon la ministre de la Mer, qui juge l’état des connaissances “insuffisant” pour justifier toute remise en question de l’activité de pêche dans la zone. Un choix “honteux et irresponsable”, lui a répondu France Nature Environnement. Sur ce sujet, et tous les autres liés à son nouveau ministère, Annick Girardin prône une “écologie pragmatique”.

Lire aussi – TRIBUNE. “La pêche européenne mérite aussi son monde d’après”

Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent d’avoir préféré les pêcheurs aux dauphins?

Sur ce sujet compliqué, il faut agir de manière pragmatique et dépassionner le débat. Les captures accidentelles de dauphins, il y en a. D’autres espèces en sont aussi victimes. Mais… Lire à partir de la source….