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Covid-19 : la deuxième vague est bien là

Comme à la veille de la première vague, début mars, les blouses blanches se mettent à filer des ­métaphores aquatiques. “On ­espère qu’elle ne sera pas trop haute”, soupire David Luis, chef du service de réanimation du centre hospitalier de Beauvais (Oise). “C’est plutôt une marée montante”, observe son confrère Martin Dres, au CHU La Pitié-­Salpêtrière, à Paris. Mais, à l’hôpital, nul ne conteste plus la gravité de l’alerte. Toutes les données confirment que les semaines à venir s’annoncent difficiles. Et que, comme au printemps, les soignants vont se retrouver parachutés en première ligne sur le front du Covid-19 pour prendre en charge les formes sévères.

Quelle est, aujourd’hui, la hauteur réelle de la vague? Pour la mesurer, les autorités de santé scrutent avec attention l’évolution du taux d’occupation des services de réanimation. Car leur engorgement emboliserait tout l’hôpital, et donc le pays. Avant-hier, en Île-de-France, plus de 40% des lits y étaient pris par des patients Covid. À Grenoble, Saint-Étienne, Lyon et Lille, désormais en zone d’alerte maximale, le seuil critique de 30 % approchait. Tout comme à Toulouse et à Montpellier, dont la situation doit être réexaminée incessamment.

Certes, la courbe épidémique, exponentielle ne grimpe pas aussi vite qu’au printemps, quand le nombre de malades du Covid en réanimation doublait tous les trois à quatre jours, jusqu’à atteindre 7.000, bien au-delà des capacités (environ 6.000 lits). Mais… Lire à partir de la source….