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Présidentielle en Bolivie: un scrutin sous haute tension sans Evo Morales

Journée de vote ce dimanche 18 octobre en Bolivie pour élire un nouveau président et les parlementaires qui dirigeront le pays après plus de 10 mois de gouvernement intérimaire. Le panorama du pays a changé depuis les violences de l’an passé, le Covid est passé par là et les Boliviens retournent aux urnes dans un climat de peur et de tension.

Avec notre correspondante à La Paz, Alice Campaignolle

Ils sont 7,3 millions de Boliviens à se rendre aux urnes ce dimanche, un an exactement après le scrutin annulé de l’an dernier. Le changement majeur de cette élection est l’absence d’Evo Morales, l’ex-président, désormais en exil en Argentine.

C’est la première fois en 30 ans qu’il n’est pas candidat à une élection dans le pays. Mais son parti, le MAS, est toujours bien présent, en tête des sondages avec 36% des intentions de vote.

Ce résultat amènerait le parti de gauche au deuxième tour face à Carlos Mesa, de centre droit, qui atteindrait 28% des suffrages exprimés, toujours selon les enquêtes électorales. Mais on estime les « indécis » à 20%, et ce sont eux qui pourraient bien faire tout changer. Une victoire du MAS peut-être dès le premier tour.

► À écouter et lire aussi : Présidentielle en Bolivie: l’opposition appelle à voter contre le Mas, le parti d’Evo Morales

Dans la rue c’est la tension qui règne : les gens craignent des violences comme l’an passé, que des militants insatisfaits des résultats ne descendent dans les rues pour semer la terreur. Sans compter la crainte du Covid, le pays vient à peine de passer le pic de l’épidémie.

Mais aujourd’hui tous veulent élire démocratiquement un dirigeant, après un an de gouvernement intérimaire non élu.

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