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Thanksgiving : les Américains ont déjà commence à se déplacer, malgré les appels à rester chez soi

Des aéroports remplis comme jamais depuis le début de la pandémie, des files d’attente interminables pour se faire tester: malgré les appels des autorités à rester chez soi, nombreux sont les Américains qui se préparent à des retrouvailles familiales pour célébrer Thanksgiving ce jeudi, au risque d’aggraver encore l’épidémie qui embrase le pays.

Sans aller jusqu’à interdire les déplacements, les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) ont appelé les Américains à ne pas voyager pour cette grande fête familiale, plus importante que Noël pour beaucoup.

Et alors que l’épidémie embrase les Etats-Unis avec plus de 150.000 nouveaux cas quotidiens ces derniers jours – la plupart des gouverneurs des Etats ont, comme celui du New Jersey, enjoint leurs administrés à ne pas “transformer leur salle à manger en foyer de Covid”.

Ce week-end, des images d’aéroports bondés, à Chicago ou à Phoenix, en Arizona, ont tourné sur les réseaux sociaux, alimentant toutes les inquiétudes.

De fait, ce week-end a été “le plus chargé depuis le début de la pandémie”, avec plus de 3 millions de passagers recensés dans les aéroports américains entre vendredi et dimanche, a indiqué lundi l’agence TSA, chargée des contrôles de sécurité dans les aéroports. C’est cependant moins de la moitié des 7 millions de passagers enregistrés un an plus tôt.

A New York comme dans de nombreuses métropoles américaines, les queues s’étiraient ces derniers jours devant les centres de tests, pleines de gens en quête d’un test négatif pour retrouver leurs proches la conscience plus tranquille. Même si les responsables sanitaires soulignent qu’un test négatif quelques jours avant la fête n’élimine pas les risques de transmission.

Depuis le début de la pandémie, les fêtes déclenchent systématiquement des poussées du virus: ce fut le cas après la fête nationale du 4 juillet, après Labor Day début septembre ou tout récemment après Halloween, selon des responsables sanitaires.

Pour Thanksgiving, première fête de la période hivernale, le risque est d’autant plus grand que des milliers d’étudiants vont rentrer chez eux, pour y rester souvent jusqu’en janvier. “Il n’est pas trop tard pour changer de plans”, implorait lundi Meghan McGinty, experte en prévention des catastrophes à l’université Johns Hopkins. “Thanksgiving va vraiment être un moment-pivot (…) Si on ne se limite pas à célébrer chez soi, les cas et les hospitalisations vont immanquablement augmenter”. Lire à partir de la source….