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“Une ode américaine”: Amy Adams et Glenn Close au pays des “péquenauds” pour Netflix

Glenn Close et Amy Adams, treize nominations aux Oscars à toutes les deux, se sont spécialisées au fil du temps dans l’art de la transformation physique pour mieux endosser leurs rôles. Leur dernière métamorphose en date les voit devenir des “péquenauds” pour le réalisateur Ron Howard dans Une ode américaine, adaptation du best-seller de J.D. Vance disponible sur Netflix à partir de ce mardi 24 novembre.

Glenn Close, qui s’est déguisée en homme pour les besoins du drame historique Albert Nobbs, incarne sous une couche impressionnante de prothèses Mamaw, matriarche à la poigne de fer. Tout juste sortie de la sombre mini-série Sharp Objects, Amy Adams joue de son côté Bev, une mère toxicomane et fugueuse au comportement erratique avec son fils, J.D.

L’intrigue d’Une ode américaine tourne autour de ce dernier. Devenu à l’âge adulte un brillant avocat d’affaire, J.D. Vance raconte dans son roman son enfance difficile entre cette mère droguée et cette grand-mère dure mais juste, qui l’a poussé à faire des études (il a intégré l’université de Yale) pour quitter la “Rust Belt”, bassin industriel du Nord-Est des Etats-Unis laissé pour compte après la crise économique de 2008.

Cette région, peuplée principalement de “péquenauds blancs”, de “hillbillies”, ces Blancs des Appalaches qui ont participé au Rêve Américain avant d’en être les premières victimes, est devenue au cours de ces dernières années le symbole de la victoire de Donald Trump. Repliés sur eux-mêmes, accumulant beaucoup de ressentiments envers un système qui les a abandonnés, ils ont principalement voté pour le candidat américain en 2016.

Ce n’est pas cette histoire que raconte Une ode américaine, ce qui a fortement déplu à la critique américiane. Ron Howard et ses comédiennes ont préféré accentuer la dimension tragique de cette histoire et ces familles ravagées par la crise économique et la drogue.

“Ces traumatismes vont se répéter de génération en génération à moins que quelqu’un intervienne et fasse en sorte que ça cesse – comme fait Mamaw avec son petit-fils”, explique Glenn Close à BFMTV. L’actrice dit ainsi avoir préféré “rendre justice” à cette femme “plus grande que nature” plutôt que de critiquer ses engagements politiques.

La famille de J.D. Vance a été touchée par la bienveillance des stars hollywoodiennes: “Les réactions de la famille lorsqu’ils venaient sur le plateau étaient très gratifiantes. Son fils a cru revoir Mamaw. Il a dû quitter le plateau. Il était trop ému”, se souvient Glenn Close à propos de ce rôle qui devrait lui valoir sa huitième nomination aux Oscars l’année prochaine. Lire à partir de la source….