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Migrants : une trentaine de collectivités s’unissent en soutien à SOS Méditerranée

Une trentaine de collectivités locales françaises ont lancé jeudi une plateforme de soutien à l’ONG SOS Méditerranée, qui a repris ses opérations de sauvetage de migrants en mer. En 2020, la contribution des collectivités locales s’est élevée à 800 000 euros.

Dénonçant des “États défaillants” et une campagne “d’intox”, une trentaine de collectivités ont lancé, jeudi 21 janvier, une plateforme de soutien à SOS Méditerranée, dont le navire ambulance a repris le 11 janvier ses sauvetages en mer de migrants en Méditerranée centrale.

“Des mouvements de solidarité décollent toujours grâce à une poignée d’initiateurs qui ouvrent la voie et montrent qu’une solution est possible”, s’est félicité le président de l’ONG, François Thomas, lors d’une visioconférence de presse. “Ces collectivités sont et seront une force d’appui essentielle pour le témoignage, le plaidoyer, le soutien financier face à ce drame humain qui se déroule aux portes de l’Europe”, a-t-il ajouté.

Leur appui est également indispensable face aux “intox qui circulent”, a-t-il poursuivi, dans une allusion aux accusations de complicité avec les passeurs régulièrement lancées contre les ONG portant secours aux migrants en Méditerranée.

Opérations chiffrées à 8 millions d’euros par an, 90 % de dons privés

Au-delà de l’effet de “levier politique” espéré, les 27 collectivités – deux régions (Bretagne et Occitanie), huit départements l’Ouest et du Sud et 17 communes dont Marseille, Lille et Bordeaux – qui ont rejoint la plateforme se sont engagées à maintenir leur soutien financier aux opérations de sauvetage.

D’un coût chiffré à 8 millions d’euros par an, ces opérations sont à 90 % financées par des dons privés. En 2020, la contribution des collectivités locales s’est élevée à 800 000 euros.

“Nous ne pouvons plus fermer les yeux, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas, nous devons agir quand justement les États sont défaillants”, a souligné le président (PS) du département de la Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet.

“Ce n’est pas seulement un devoir, mais une obligation de reconnaître l’inconditionnalité du secours au mer”, a-t-il ajouté. “La solidarité doit avoir un caractère XXL.”

En 2020, plus de 1 200 migrants sont morts en Méditerranée

“On n’ouvre jamais les bras assez grand”, a abondé la présidente socialiste d’Occitanie, Carole Delga.

Face “à ceux qui font peur avec ces questions d’identité et qui voudraient qu’on soit tous opposés”, cette plateforme “est une réponse d’organisation”, a souligné pour sa part la maire de Paris, Anne Hidalgo. “On ne peut pas laisser cette mer Méditerranée être le plus grand cimetière européen”, a souligné l’édile socialiste.

Au total, plus de 1 200 migrants ont péri en 2020 en Méditerranée, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Lire à partir de la source….