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Le pays, inquiet, affronte la “deuxième vague”

Le temps où l’Allemagne était citée en exemple par les pays voisins est décidément révolu. Outre-Rhin, on fait face à une seconde vague d’infections bien plus inquiétante que la première. Jusqu’à présent, l’Allemagne avait fait figure de bonne élève dans la gestion de la pandémie : aucun hôpital surchargé, des capacités de test élevées dès le mois de mars… Même au niveau des vaccins, l’Allemagne est à la pointe de la recherche. Et pourtant, de nouveaux foyers d’infections se sont déclarés, et ils semblent désormais difficilement maîtrisables. Brême, Francfort, Stuttgart, sont classées zones rouges.

Berlin, la capitale, a aussi été déclarée zone à risque. Le nombre d’infections y a bondi ces dernières semaines, dépassant le seuil de 50 infections par 100 000 habitants. Au niveau national, cela fait plusieurs jours que le pays enregistre plus de 4 500 nouvelles infections journalières, le plus haut taux depuis avril.

Afin de tenter de contenir le virus, pour la première fois depuis plus de 70 ans, Berlin est désormais sous le coup d’un couvre-feu. Restaurants, bars, et légendaires “Spätis”, ces magasins de coin de rue où tout Berlinois et touriste entre à toute heure du jour ou de la nuit, sont tous sommés de rester fermés entre 23 heures et 6 heures du matin, sous peine d’amendes pouvant aller jusqu’à 5 000 €. Pendant le couvre-feu, les Berlinois ne sont autorisés à sortir qu’à cinq personnes tout au plus, venant de deux foyers maximum. Un silence très inhabituel s’est installé sur les nuits de Berlin. Il durera jusqu’au 31 octobre.

Pour Markus, un instituteur allemand, cette recrudescence du nombre de cas était à prévoir : “J’ai fait attention depuis le début de la crise, je ne vois pas grand monde et sors peu, et beaucoup de mes amis font de même, mais il n’y a qu’à regarder les rassemblements festifs illégaux pour comprendre pourquoi on en est arrivés là !”. La jeunesse est pointée du doigt, surtout dans cette capitale de la fête et de la vie nocturne qu’est Berlin. De fait, tout au cours de l’été, des rassemblements festifs illégaux se sont déroulés dans et autour de la capitale allemande : raves dans des parcs de la ville, ou dans des bâtiments désaffectés, événements privés… autant d’occasions de socialisation où les consignes de distanciation sociale n’ont pas pu être respectées.

Lors de l’une de ses conférences de presse, la chancelière allemande Angela Merkel a mis en garde que l’Allemagne pourrait dépasser le seuil de 10 000 infections quotidiennes si la population n’observe pas davantage les mesures sanitaires recommandées.

Pourtant, le ministre de la Santé allemand, Jens Spahn, assure que malgré la hausse inquiétante du nombre de cas, il n’y aura pas de confinement tel qu’il a été implémenté au printemps, et en appelle à la responsabilité civique de tous : “Nous sommes face à un test moral en tant que société, un test que nous pouvons seulement passer ensemble”.

Record de cas en Amérique du Sud L’Amérique latine et les Caraïbes sont devenues hier la région du monde la plus touchée par le Covid-19 avec 10millions de cas recensés. Au moins 366702 personnes sont décédées.Le Pérou déplore le plus grand nombre de morts par rapport à sa population, avec 101 décès pour 100000 habitants. Le Brésil dépasse le seuil des 150000 morts. En Europe, Le Royaume-Uni, est le pays le plus durement touché avec 42679 morts. Lire à partir de la source….