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Toulouse. Test antigénique : un trait, ça va, deux traits… bonjour le coronavirus

Jusque-là, dans sa pharmacie, place Dupuy, à Toulouse, Jean-Marie Guillermin- Sanseppeeréalisait les tests antigéniques dans le petit local qui servait alors à l’essayage des collants de contention. À partir d’aujourd’hui, ces mêmes tests se dérouleront à l’extérieur, dans un barnum, installé entre son officine et la Halle aux grains. C’est parce qu’il se dit “convaincu de l’utilité de ces tests”, que Jean-Marie Guillermin- Sanseppee, par ailleurs vice-président de l’ordre des Pharmaciens d’Occitanie, a décidé de se porter volontaire pour les réaliser dans sa boutique. Sur ses sept employés, deux ont été formés à cette nouvelle pratique, dont lui. Et depuis 15 jours, une centaine de tests a été réalisée dans cette officine de la place Dupuy, principalement auprès de gens du quartier.

D’ailleurs, des affiches ont été collées sur la vitrine et le comptoir pour informer la clientèle de l’existence de ces “tests antigéniques, rapides et pris en charge par la sécurité sociale et sur rendez-vous du lundi au samedi de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 19 h.”

Lorsqu’il fait passer un test antigénique, Jean-Marie Guillermin- Sanseppee s’équipe de sa tenue de “spationaute”, à savoir : blouse blanche, gants, charlotte, lunette et masque FFP2. Tandis que le patient prend place sur un tabouret, le pharmacien déchire un sachet qui contient un écouvillon. Puis, il prépare un petit tube dans lequel il verse une dose de solvant. Une fois, les outils installés, l’opération la plus délicate et la plus redoutée pend au nez du patient, à savoir : la descente de l’écouvillon dans les profondeurs nasales.

Par rapport à un test PCR, il n’y a aucune différence, le désagrément sera proportionnel au doigté et la prévenance de celui qui manie le coton-tige géant.

Lorsque le pharmacien retire l’écouvillon de la narine, il vient diluer l’échantillon prélevé dans le fameux solvant puis remue. “Ensuite, je vais diffuser le liquide sur une plaque qui va fonctionner sur le même principe que le test de grossesse”, précise Jean-Marie Guillermin- Sanseppee. Autrement dit, le tissu imbibé va servir de révélateur en faisant apparaître des traits. Un trait, ça va. Deux traits, bonjour… le covid. Au bout de 20 longues minutes le patient est fixé sur son sort. “La conclusion du test reste confidentielle, en revanche, nous devons faire une déclaration à la SIVED, c’est un site où tous les pharmaciens et les labos doivent envoyer leurs résultats”, précise l’homme à la blouse blanche.

Avec l’arrivée des fêtes, Jean-Marie Guillermin- Sanseppee s’attend à voir affluer dans sa pharmacie “de plus en plus de personnes qui vont vouloir se faire tester avant de partir dans leur famille”. Histoire d’être plus sereins. Lire à partir de la source….