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COVID-19 : Bientôt des tests rapides et aléatoires, mais pour qui ? | Coronavirus

Dans le réseau de la santé montréalais, plusieurs ont sursauté, mardi, en entendant le premier ministre annoncer le déploiement prochain de tests rapides et aléatoires dans les quartiers les plus touchés par la COVID-19. Ni la santé publique ni les CIUSSS n’ont été en mesure de nous dire de quoi il s’agit.

« Est-ce qu’ils vont arriver sur les terrains des gens pour les tester ou venir les voir dans la rue? » se demande le maire de la petite ville de Montréal-Est, Robert Coutu, dont la communauté est la plus frappée par le virus au Québec.

Montréal-Est rapporte autant de cas dans les 14 derniers jours que durant les 6 premiers mois de la pandémie. Un taux de contamination cinq fois plus élevé que la moyenne québécoise. « On n’est pas fiers », dit le maire.

Dès lundi, le ministère de la Santé ouvrira une clinique de dépistage au centre récréatif de Montréal-Est dans laquelle seront déployés des tests conventionnels, mais aussi des tests rapides.

Mardi, le premier ministre François Legault a surpris les intervenants sur le terrain en annonçant que « des tests aléatoires rapides » pourraient être réalisés dans les quartiers les plus touchés de l’île de Montréal.

Ni la santé publique de Montréal ni les CIUSSSCentre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Nord et de l’Est n’ont été en mesure de nous dire en quoi consistent des tests « rapides et aléatoires ».

Selon quatre sources, les responsables ont tous appris cette intention en direct à la télévision, mardi, et ils n’étaient pas plus informés jeudi soir.

« C’est vraiment choquant que le premier ministre fasse des annonces sans se coordonner avec le terrain », lance la porte-parole libérale en matière de Santé, Marie Montpetit.

Un des objectifs du gouvernement est d’augmenter le nombre de tests jusqu’à la capacité de 40 000 par jour. Au CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal, les cliniques de dépistage sont utilisées à la moitié de leur capacité. Il faut aussi réduire le temps que les gens attendent avant de se faire dépister. « Plus la détection est rapide, plus l’isolement des cas positifs est rapide et plus on limite la contagion », a dit François Legault. Selon un sondage réalisé par le CIUSSSCentre intégré universitaire de santé et de services sociaux , un habitant du nord de l’île de Montréal sur deux ne sait pas où aller ou comment faire pour se faire dépister.

Une chose est sûre : Québec s’apprête à déployer massivement des tests rapides dans la province, à commencer par les points chauds de Montréal et Laval.

Ces tests sont semblables aux prélèvements conventionnels, mais c’est leur résultat qui vient beaucoup plus vite. Leur fiabilité est toutefois plus faible, c’est pourquoi ils seront utilisés de façon « complémentaire ».

À Montréal, déjà deux cliniques de dépistage, de Saint-Léonard et Hochelaga-Maisonneuve, disposent de tests rapides. Ils seront aussi déployés à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, en difficulté, dans le cadre d’un projet pilote.

Les tests rapides seront aussi utilisés au cours des prochains jours à l’école Calixa-Lavallée, de Montréal-Nord. Il s’agit aussi d’un projet pilote.

Le ministère de la Santé précise que les discussions continuent avec le réseau au sujet de l’utilisation de ce type de tests dans les écoles.

Il manquait de réactifs pour utiliser les tests rapides

Depuis deux mois, Québec était pressé par l’opposition d’utiliser les plus d’un million de tests rapides qui dorment dans des entrepôts après leur livraison par le gouvernement fédéral.

Là, on a trouvé des endroits où c’était approprié de le faire , a expliqué le ministre de la Santé Christian Dubé, jeudi. On a reçu les réactifs pour le faire , a-t-il ajouté.

Le cabinet du ministre assure que l’utilisation prudente des tests rapides au Québec n’a pas de lien avec le nombre de réactifs que nous avions de disponibles . Lire à partir de la source….