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Covid-19 : détection, durée… Tout savoir sur l’anosmie, symptôme du virus

“La France a découvert qu’elle avait un odorat en mars”, selon Jean-Michel Maillard, président de l’association Anosmie.org. En effet, l’odorat est désormais étudié de près, alors que sa perte est un symptôme courant de la Covid-19.

Le nouveau coronavirus n’est cependant pas la seule cause d’anosmie. Chez certains, une perte définitive de l’odorat arrive après un traumatisme. D’autres naissent sans. Pour ce qui est des grippes saisonnières ou de la Covid-19, le trouble est en revanche temporaire. Selon une récente étude européenne, les personnes contaminées récupèrent leur odorat en moyenne après deux mois.

Autre spécificité de la Covid-19 : elle est la première maladie à faire perdre “brutalement” l’odorat, explique Jean-Michel Maillard à RTL.fr. Ce qui signifie pas que l’on s’en rende compte immédiatement : “Il existe une mémoire olfactive, notre cerveau associe ce que l’on voit ou entend à des odeurs, ça peut prendre du temps avant de réaliser ce qu’il s’est passé”.

“Il faut, dans les années à venir, que l’on mette au point des tests olfactifs pour les enfants, de la même façon que l’on test la vue”, affirme Jean-Michel Maillard. Selon lui, la prise en charge des médecins ORL relatives aux problèmes d’odorats est insuffisante : “On ne sait pas repérer, on ne sait pas opérer, on ne sait pas ce qu’il se passe”.

C’est malgré tout vers les ORL qu’il faut se tourner en cas d’anosmie. Ceux-ci procéderont à un test de votre odorat et, si nécessaire, une IRM pour identifier l’origine du trouble. Mais “les tests manquent”, poursuit le président d’Anosmie.org, et “l’attente est parfois longue avant de se voir confirmer sa condition”.

Il existe quelques moyens de tester soit même son odorat. Anosmie.org détaille sur son site internet trois tests différents qui peuvent être effectués à domicile. La marque Essential Parfums développe de son côté un test de l’odorat avec une carte à gratter.

Les conséquences de l’anosmie sont nombreuses. La perte de l’odorat entraîne évidemment la difficulté de ne plus pouvoir sentir des odeurs familières. “Ce qui me manque le plus, c’est l’odeur de mes fils”, regrette Jean-Michel Maillard, anosmique depuis quatre ans.

Autre grande difficulté : les repas. L’anosmie ne fait pas perdre le goût à proprement parler, mais plutôt les saveurs, qui proviennent grandement de la rétro-olfaction, la perception des arômes grâce à l’odorat.

Certaines données, comme l’acidité, restent perceptibles. Le plaisir, en revanche, disparaît en grande partie. “On a l’impression de manger du carton sucré ou du carton salé. Certains arrêtent même de se nourrir suffisamment tant l’expérience n’est plus agréable”.

Pour palier à ces difficultés, Jean-Michel Maillard organise des groupes de parole afin que les personnes atteintes puissent partager leurs expériences. Il a également participé à l’élaboration d’un “protocole de rééducation olfactive”. Selon lui, un tiers des personnes verraient des améliorations grâce à ce protocole. Lire à partir de la source….