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Novak Djokovic : “Les conditions me conviennent mieux qu’en juin, mais ça reste Rafa…”

Un quart de finale un peu balbutiant, une petite frayeur en demie, mais en dépit des accrocs de ces derniers jours, Novak Djokovic sera bien présent sur le court Philippe-Chatrier dimanche pour affronter Rafael Nadal. Un ultra-classique du tennis moderne et de Roland-Garros, puisque ce sera le 8e affrontement entre les deux champions Porte d’Auteuil. Le 56e au total. Ils se sont tellement joués que Djokovic ne sait d’ailleurs plus trop bien où ils en sont : “Quantitativement, c’est le duel le plus important de l’histoire de notre sport. On en est presque à 60 matches, je ne sais plus exactement combien.”

Mais entre deux joueurs qui se connaissent si bien, qui sont si sûrs de leurs forces et conscients des éventuelles faiblesses qu’ils sont susceptibles d’exposer à leur adversaire, le passé ne pèsera pas tant que le contexte du moment. “On a joué tellement de matches l’un contre l’autre que notre passé a un impact au niveau du respect que nous avons, et la motivation est toujours immense contre Rafa. Mais pour être franc, ça ne va pas plus loin. On sait tous les deux comment aborder ce genre de rendez-vous et nous occuper seulement de ce qu’il y a devant nous, pas derrière”, juge le Serbe.

Mais ces conditions de jeu influeront sur le sort de cette finale, Djokovic en est persuadé. “La température comptera beaucoup, souligne-t-il. Ça affecte vraiment le court, le rebond de la balle, ça joue sur le fait que le court soit plus ou moins glissant. Il faudra aussi tenir compte du vent. Tous ces éléments peuvent peser sur nous deux, mentalement, et sur nos jeux respectifs.” Et on l’aura compris, les 14 petits degrés annoncés (au plus “chaud” de la journée) ne sont pas forcément pour lui déplaire.

Comme son adversaire, il jouera gros, dimanche, le Djoker. S’il s’incline, il pointera à trois longueurs du duo Federer-Nadal dans la course au record du nombre de titres en Grand Chelem et sa campagne 2020, quoi qu’exceptionnelle, puisqu’il n’a toujours pas perdu une seule rencontre à la régulière, lui laisserait un arrière-goût mitigé avec un seul sacre majeur. L’annulation de Wimbledon et sa disqualification new-yorkaise l’ont empêché de capitaliser pleinement sur sa domination. C’est en ce sens que le match de dimanche revêt une importance supplémentaire.

Il se refuse pourtant à considérer cette finale comme la plus importante de sa carrière. D’autres, à ses yeux, pesaient davantage encore. “Toutes les finales de Grand Chelem sont énormes, on travaille pour ça toute l’année, mais je ne pense pas que ce soit le match le plus important de ma carrière, tempère Nole. Même si je n’aime pas trop comparer, mon premier titre à Wimbledon, contre lui (2011), était au-dessus. Wimbledon est le tournoi dont je rêvais quand j’étais enfant. Et Roland-Garros 2016 contre Andy Murray, aussi. Chaque finale de Roland avant que je remporte le tournoi était le plus important parce qu’il me manquait ce titre.” Lire à partir de la source….