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Un village des Vosges secoué par une nouvelle affaire de corbeau, c’était l’époux de la maire sortante

Treize habitants de Fontenay, village des Vosges près de Lépanges-sur-Vologne, épicentre de l’affaire Grégory, ont déposé plainte après avoir reçu des lettres anonymes dont l’auteur, l’époux de l’ancienne maire, a été confondu.

Les lettres, adressées en trois vagues avant et après le premier tour des municipales ainsi que fin avril, ne visaient nommément personne mais certaines mentionnaient “les trois premières lettres” des prénoms d’enfants du village, explique Jérôme Poifoulot, maire depuis juin de cette commune de 500 âmes, lui-même destinataire de lettres.

Au total, 18 personnes, dont plusieurs de sa liste électorale, en ont reçues, affirme-t-il.

La première, signée “La sorcière qui vous aime tous”, parle d’enfants comme de “petits cons” ou de “consanguins”, selon des extraits dévoilés par Le Parisien/Aujourd’hui en France. Elle vante également l’action municipale de la maire sortante, qui ne se représentait pas.

“Faudra-t-il que ces ratés subissent un accident malencontreux, que la vengeance justifiée de certains autres habitants provoque quelques dégâts dans leurs familles pour que les choses deviennent plus calmes ?????”, s’interroge encore le corbeau.

Leur auteur s’est avéré être l’époux de l’ancienne maire, confondu par son écriture : il avait rédigé les adresses sur les enveloppes à la main, selon une source proche du dossier. Placé en garde-à-vue à la gendarmerie de Bruyères, il a reconnu les faits.

Pour son avocat, Me Alain Bégel, ces missives mélangent “tract électoral” et “lettre d’amour” à la gloire de sa femme. Elles ont été rédigées “dans un contexte particulier”, marqué par le Covid et des incivilités dans le village et chez son client dont les pneus de la voiture avaient été crevés. “Il était excédé, fatigué et inquiet”, insiste Me Bégel, qui rejette toute infraction pénale.

“Les faits constituent de nombreuses infractions”, estime au contraire Me Gérard Welzer, l’avocat des plaignants.

“Nous prendrons une décision dans le courant de la semaine” prochaine pour éventuellement engager des poursuites pour “menaces et harcèlement”, a indiqué le procureur de la République d’Epinal, Nicolas Heitz.

“Dans les Vosges, les lettres anonymes, c’est toujours quelque chose de particulier”, note Jérôme Poifoulot, en référence à l’affaire Grégory : son village ne se situe qu’à une quinzaine de kilomètres de Lépanges-sur-Vologne, épicentre de ce faits divers dont ni le “corbeau” ni le meurtrier n’ont été identifiés, 26 ans après les faits.

“Cette comparaison est de la foutaise”, lâche Me Bégel, selon lequel “les plaignants cherchent à faire mousser cette affaire”. Lire à partir de la source….