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« Le Monde » primé au Prix Bayeux des correspondants de guerre

Le journaliste du Monde, Allan Kaval, a remporté le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre dans la catégorie presse écrite pour son reportage « Dans le nord-est de la Syrie, la mort lente des prisonniers djihadistes » publié en octobre 2019. Le photographe Laurent Van Der Stockt a également reçu le troisième prix dans la catégorie photo pour son reportage « Contestation irakienne : les jeunes exigent le changement » publié dans Le Monde en décembre.

Dans son reportage en Syrie, Allan Kaval, également lauréat du Prix Ouest-France Jean-Marin, racontait l’intérieur d’une prison gérée par les forces kurdes, dans le gouvernorat d’Hassaké, dans le nord-est du pays. C’est là que sont entassées des centaines de détenus, les derniers irréductibles du « califat » du groupe Etat islamique (EI), capturés souvent blessés ou mourants après la chute de Baghouz, le tout dernier territoire de l’EI.

Envoyé spécial dans le Haut-Karabakh début octobre, Allan Kaval a été grièvement blessé avec le photographe Rafael Yaghobzadeh dans des bombardements sur la petite ville de Martouni, et a dû être rapatrié en France.

Dans la catégorie presse écrite, le 2e prix a été attribué à Fritz Schaap, pour son reportage « Rain wars », sur les tensions dans la région située entre le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun, et publié dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Jack Losh a reçu le 3e prix pour un reportage publié dans le magazine américain Foreign Policy intitulé « Les gardes forestiers d’Afrique centrale sont aussi menacés que les animaux qu’ils protègent », écrit en République Centrafricaine.

Des sujets sur Hongkong, l’Afghanistan ou les Ouïgours

Dans la catégorie photo – Jury international Prix Nikon, le premier prix a été attribué à Lorenzo Tugnoli, de l’agence Contrasto, pour « La Guerre plus longue », publié dans le Washington Post. Le 2e prix est décerné à Anthony Wallace, de l’agence AFP, pour « Hong Kong, une révolte populaire » ; il recueille également le Prix du public, parrainé par l’Agence française du développement.

Dans la catégorie TV – Jury international, Prix Amnesty International, le 1er prix est attribué à John Sudworth et Wang Xiping pour un reportage de la BBC sur « Les Familles ouïgours » ; ce reportage recueille également le Prix Région Normandie des lycéens et des apprentis. Le 2e prix est décerné à Julie Dungelhoeff, Catherine Norris Trent et Abdallah Malkawi de France 24 pour un reportage intitulé « Libye : piège infernal ». Le 3e prix va à Nicolas Joxe, Abdulrazzak Madi, Fajr Oraby, Belal Albayush et Obaida Alnabwani pour un reportage diffusé sur Arte et intitulé « Syrie : les civils sous les bombes près d’Alep ».

Dans la catégorie radio – Jury international, Prix du comité du débarquement, le 1er prix est décerné à Sonia Ghezali et Wahlah Shahzaib, de RFI, pour un reportage intitulé « Afghanistan : après l’attaque de la maternité de MSF ». Le 2e prix est attribué à Gwendoline Debono, d’Europe 1, pour « Une frappe, des fractures : la mort du Général Soleimani en Irak » et le 3e prix va à Emilie Baujard, de RTL, pour « Les Indésirables d’Hassaké ».

Ed Vulliamy, le président du jury international, s’est dit « épuisé, non par manque de sommeil, mais en raison de l’intensité de ce que nous faisons ici. C’est un honneur de présider ce jury : le Prix Bayeux est l’épicentre, le centre de gravité de notre profession. Ce qui est formidable dans les délibérations, c’est qu’il n’y a pas de notion de bon ou de mauvais : nous devons apporter un jugement, impossible par définition. Nous devons choisir entre l’excellent et le meilleur de tous ». Lire à partir de la source….