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Test Realme 7 Pro : notre avis complet

Avec son chargeur de 65 W livré dans la boîte et son prix abordable, le Realme 7 Pro a de jolis arguments à faire valoir. Nous l’avons testé afin de savoir s’il méritait votre attention ou non.

L’objectif du Realme 7 Pro est de s’imposer comme un choix évident pour quiconque est à la recherche d’un smartphone agréable à utiliser pour un prix doux. Ses arguments phares : un écran AMOLED, un quadruple module photo et un chargeur 65 W. Voici notre test complet pour savoir ce qu’il vaut.

Pour ce test, Realme nous a prêté un exemplaire du téléphone.

Ce n’est pas avec le Realme 7 Pro qu’un vent nouveau allait souffler sur les tendances design des smartphones. Cela, on le savait fort bien. Ce produit offre donc un écran plat percé dans le coin supérieur gauche. Des bordures noires bien visibles entourent la zone d’affichage, rien de gênant ici sauf peut-être au niveau du menton, celui-ci étant quand même vraiment plus large.

La prise en main est bien soignée, notamment grâce à un poids modéré de 182 grammes. Notez toutefois une certaine épaisseur de 8,7 mm, c’est quelques dixièmes de millimètre de plus qu’un Galaxy Note 20 Ultra ou qu’un OnePlus Nord par exemple. En somme, le Realme 7 Pro ne cherche pas à surprendre, il veut simplement proposer un téléphone efficace pour son prix.

On retrouve cette simplicité au dos du téléphone. J’ai évoqué une prise en main plutôt agréable juste au-dessus. Cette sensation est notamment due à la face arrière qui, même si elle est en plastique, profite d’une finition satinée réussie. On sent clairement que ce n’est pas du verre, mais qu’importe. Finalement, la vraie question sera de voir si ce dos résistera aux égratignures sur la durée. En attendant, notez que les traces de doigts sont visibles — mais pas trop –, que les reflets sont élégants et que le flanc gauche est d’une couleur légèrement plus foncée sur notre modèle bleu.

Nos yeux scrutateurs s’arrêtent en outre sur le quadruple module photo arrière qui ne dépasse que modérément en relief. Conséquence : le Realme 7 Pro est légèrement bancal, mais il n’en devient pas inutilisable posé à plat sur une table.

Le lecteur d’empreintes est positionné dans l’écran, le bouton de déverrouillage à droite et les touches du volume à gauche. Le tout tombe bien sous le doigt (même si le lecteur d’empreintes aurait pu être un tout petit peu plus haut). En bas, la prise jack côtoie le port USB-C et la grille de haut-parleur.

L’un des avantages du Realme 7 Pro, c’est son prix abordable. Or, cela ne l’empêche pas d’embarquer une dalle AMOLED. Une belle promesse donc pour nos mirettes. Comptez par ailleurs sur une diagonale de 6,4 pouces et sur une définition Full HD+. Attention cela dit : même si la marque a l’habitude de proposer des smartphones profitant d’écran avec un taux de rafraîchissement élevé, ce modèle-là se cantonne à du 60 Hz.

Que nous réserve-t-il ? Je l’ai trouvé plutôt bon dans l’ensemble même si, dès l’allumage de l’appareil, j’ai observé une forte dominance de bleu que j’ai corrigée assez rapidement depuis les paramètres. Pour visionner des vidéos YouTube ou Netflix, la dalle remplit son objectif de manière tout à fait convaincante et plaisante, mais elle ne tutoie pas l’excellence pour autant.

Notre sonde et le logiciel CalMan de Portrait Displays permettent dans un premier de confirmer le contraste parfait de cet écran AMOLED. Cette qualité-là, personne ne pourra la nier. En outre, la luminosité maximale s’élève à 575 cd/m². C’est un peu faible en 2020 par rapport à ce que peuvent proposer d’autres constructeurs, mais cela suffira à offrir une bonne lisibilité dans la plupart des situations.

On attend aussi d’une dalle qu’elle affiche une grande pluralité des couleurs : plus de nuances équivaut à plus de plaisir pour les yeux. À cet égard, le Realme 7 Pro n’est pas mauvais puisqu’il couvre 140 % du sRGB, un espace colorimétrique standard, facile à gérer. Sur le DCI-P3, plus vaste et donc plus complexe, le téléphone est forcément un peu plus limité : il couvre 94 % de cet espace. Ce résultat est plutôt correct dans cette gamme de prix. Dans cet exercice, le téléphone assure finalement l’essentiel : il ne déçoit pas et ne surprend pas non plus.

Pour ce qui est de la fidélité des couleurs, le Realme 7 Pro n’est pas incroyable, mais ne choque pas non plus. On mesure un Delta E moyen sur le DCI-P3 de 4,7 alors qu’on préfère voir cet indice tourner autour de 3. L’écran a surtout du mal sur le blanc, les nuances de gris et le rouge.

Le blanc d’ailleurs apparaît un peu trop bleu sur cette dalle. Rien d’étonnant à cela : on observe une température moyenne à 7520 K sur le mode vif configuré par défaut alors qu’on vise plutôt les 6500 K. Nous vous recommandons ainsi de garder cette option tout en ajustant le curseur de la température vers des tons plus chauds pour incorporer davantage de rouge et trouver un équilibre plus intéressant pour votre confort visuel.

Rien de particulièrement nouveau à signaler sur l’interface Realme UI. Toujours efficace, celle-ci se démarque de l’expérience Android classique — telle qu’imaginée par Google — par son design maison et ses quelques personnalisations.

Dans l’ensemble, la navigation est assez simple à prendre en main, même si l’organisation du menu des paramètres peut encore surprendre ici et là. On ne pensera ainsi pas forcément à aller dans « Autres paramètres » pour trouver les fonctions « Date et heure » ou « Stockage ». Il faudra donc un tout petit temps d’adaptation pour bien s’y retrouver.

Sinon, il est possible de désactiver le tiroir d’applications, de profiter du mode sombre ou de choisir un des deux systèmes de navigation par gestes proposés.

Au-delà de cela, on profite ici d’Android 10 avec un patch de sécurité datant du 5 août 2020 alors nous testons l’appareil en octobre de la même année. Il n’y a rien d’alarmant pour le moment, mais espérons que le constructeur proposera bien des mises à jour régulières sur ce téléphone.

Par ailleurs, le téléphone ne devrait pas poser de problème pour vous offrir des contenus SVoD avec une qualité HD, car il profite du DRM Widevine L1 (niveau de sécurité le plus élevé). Vous profiterez aussi du NFC sur le Realme 7 Pro. Enfin, un petit mot sur le lecteur d’empreintes qui fonctionne rapidement pour un déverrouillage efficace du téléphone.

Le Realme 7 Pro offre techniquement un son stéréo avec ses deux haut-parleurs, mais celui du bas est très clairement plus puissant que celui du haut. Ce dernier agit essentiellement comme soutien. C’est suffisant pour avoir une agréable spatialisation de la musique, mais les audiophiles n’y trouveront évidemment pas leur bonheur. Le téléphone peut atteindre un volume sonore bien élevé, mais les aigus peuvent crachoter un petit peu dans ces conditions. Sinon, dans l’ensemble, les musiques sont retranscrites assez fidèlement.

La prise jack elle permet aux amoureux de casques filaires de brancher leur appareil sans adaptateur et de profiter d’une qualité audio qui ne souffre pas de problème particulier à ce niveau-là.

Le Realme 7 Pro porte quatre capteurs photo sur son dos. En voici la configuration :
• capteur monochrome de 2 mégapixels pour les portraits (f/2,4) ;

En plein jour, vous profiterez de photos bien équilibrées générées par le capteur principal. Les couleurs ressortent bien, sans zèle, la gestion de la dynamique est correcte tout comme le niveau de détail. Le Realme 7 Pro propose ici de bonnes performances. De temps à autre, les micro-contrastes de la scène semblent artificiellement accentués pour renforcer l’impression de netteté. Les éléments concernés apparaissent ainsi un peu plus flous en affichant l’image à taille réelle. Rien de rédhibitoire pour apprécier les clichés.

La nuit, il y a du bruit dans les images. Indéniablement, inévitablement. Pourtant, les résultats ne sont pas catastrophiques. L’atmosphère des scènes immortalisées reste assez bien retranscrite, mais le Realme 7 Pro, dans ces conditions, se heurtent à quelques limites : les zones les plus sombres sont vraiment bouchées et les fortes sources de lumière sont assez mal appréhendées, les effets lens flare sont monnaie courante.

Heureusement, le Realme 7 Pro profite tout de même d’un mode nuit agréablement efficace. Sans faire du smartphone un excellent photographe comme par magie, cette option permet de rattraper un bon nombre de zones bouchées de la scène et même la colorimétrie est plus plaisante pour les yeux.

Vous trouverez aussi un mode 64 mégapixels pour des photos en plein format affichant plus de détails lorsque les conditions lumineuses sont clémentes. Le résultat est intéressant et on voit que la netteté observée avec cette fonctionnalité n’est pas forcée, il n’y a pas cette accentuation des micro-contrastes évoquée juste au-dessus.

L’ultra grand-angle se comporte assez normalement pour capturer davantage d’éléments dans la scène. On ressent une certaine perte dans le niveau des détails, rien de méchant encore une fois, mais cela peut se voir à l’œil nu dans certaines photos. La gestion des couleurs est un peu différente aussi sur ce mode de prise de vue : les teintes apparaissent plus chaudes. La nuit, la perte en netteté se fait grandement ressentir et les fortes sources de lumière sont encore plus laborieusement appréhendées par le téléphone.

Le mode portrait, lui, ne souffre d’aucun défaut majeur. La personne photographiée est plutôt bien mise en valeur et l’effet bokeh se montre assez précis malgré quelques mèches de cheveux mal interprétées pour lesquelles on ne tiendra pas vraiment rigueur.

L’option macro n’est quant à elle pas très pertinente. Vous perdrez plus de temps à essayer d’obtenir une photo nette qu’à la prendre. Pour capturer un objet rapproché, vous ferez sans doute mieux d’utiliser le capteur classique et de croper ensuite dans l’image. Peut-être que le mode 64 mégapixels pourra vous être utile aussi dans cet exercice.

Les selfies, eux, sont mis entre les mains d’un capteur frontal de 32 mégapixels. Celui s’en sort bien pour retranscrire fidèlement votre trombine, moins bien sur l’exposition qui n’est pas souvent irréprochable.

D’ailleurs, si vous l’exploitez sur une scène avec un contre-jour — même léger — il met beaucoup de temps à s’adapter pour régler la mire correctement. Prendre deux selfies dans ce laps de temps peut déboucher sur deux photos au traitement colorimétrique radicalement différent comme en attestent les deux égoportraits ci-dessous. Une demi-seconde d’écart seulement les sépare.

Le Realme 7 Pro s’appuie sur un Snapdragon 720G pour fonctionner. Nous avons souvent croisé cette puce de milieu de gamme sans jamais être déçus. Le SoC s’est toujours montré à la hauteur de ce qui était attendu de lui. À titre d’exemple, le Realme 6 Pro ou le Redmi Note 9 Pro en profitent aussi et jouissent ainsi de bonnes performances pour leur segment de prix.

Avec ce Realme 7 Pro, il n’y a pas d’exception à cette règle : les performances sont tout à fait convenables au regard du tarif de l’appareil. Une partie de Fortnite tourne ainsi en 30 fps sans problème avec des graphismes moyens. Sur Call of Duty Mobile, vous aurez droit à une qualité des graphismes réglée sur le mode « élevé » tout en réglant la fréquence d’images par seconde sur « max ».

Sur les benchmarks, on peut voir une amélioration significative des résultats par rapport au Realme 6 Pro, c’est toujours bon à prendre.

Une charge rapide a la vitesse de l’éclair

La batterie de 4500 mAh du Realme 7 Pro se montre tout à fait satisfaisante en matière d’autonomie. On tient sans peine une journée entière avec une utilisation active (appels, messages, vidéos, prise de photos et quelques sessions de jeux vidéo). Tenir un jour et demi sans brancher le téléphone, voire deux jours complets, est même envisageable avec une utilisation un tout petit peu plus modérée.

Sur une partie d’un quart d’heure de Fortnite par exemple, on perd en moyenne 5 % de batterie avec les graphismes poussés aussi haut que possible sur cet appareil. Il s’agit d’un constat plutôt honorable pour le Realme 7 Pro.

Surtout, la vraie force du Realme 7 Pro réside dans sa charge rapide de 65 W. Grâce à celui-ci, même les journées particulièrement éreintantes pour le téléphone ne représentent plus un si gros problème. Une petite demi-heure suffit ainsi à passer de 4 à 94 %. Comptez à peine quelques minutes supplémentaires pour aller jusqu’à 100 %. Une très courte pause près d’une prise secteur vous permettra ainsi de repartir sur une base solide pour toute la journée.

Pas de problème à signaler sur la compatibilité 4G du Realme 7 Pro. Le téléphone a toujours bien su capter le réseau d’Orange en région parisienne pendant toute la durée de ce test. En ce qui concerne les appels, ceux-ci sont bien gérés par le téléphone de manière à transmettre votre voix de manière bien intelligible à votre interlocuteur. La personne à l’autre bout du fil percevra tout de même un certain niveau de compression ainsi que les bruits alentour voire même le vent qui frappe contre le micro, mais sans jamais que ces sons parasites ne viennent vraiment perturber la conversation.

La géolocalisation fonctionne correctement et vous pouvez aussi compter sur le NFC et le Bluetooth 5.1.

En France, le Realme 7 Pro est proposé dans une version unique profitant de 8 Go de RAM et d’un espace de stockage de 128 Go. Celle-ci coûte 329 euros. Sachez toutefois que jusqu’au 19 novembre, vous pouvez profiter d’une offre de remboursement (ODR) de 30 euros. Lire à partir de la source….