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Dans les boutiques et les grands magasins, à l’approche de la réouverture, « ça va matraquer »

Le « Black Friday » ne débutera que le vendredi 4 décembre en France. Bruno Le Maire, ministre des finances, a annoncé vendredi 20 novembre avoir obtenu l’engagement des représentants de la grande distribution, du commerce et de la vente en ligne de « reporter d’une semaine » cette opération promotionnelle « sous réserve d’une réouverture des commerces d’ici là ».

En 2019, le « Black Friday » avait attiré les foules dans les points de vente. La fréquentation avait bondi de 20 % dans les centres commerciaux. Dès lors, le gouvernement redoutait que, en pleine deuxième vague de l’épidémie de Covid-19, l’édition 2020 de cette opération commerciale attire trop de personnes en magasins et contribue à la propagation du virus. Ce report « était une nécessité », reconnaît Laurent Milchior, gérant du groupe Etam.

Mais il est fort probable que les enseignes dégainent d’autres promotions, dès le samedi 28 novembre, date probable de réouverture des magasins de produits non essentiels contraints de fermer au 31 octobre. Car, depuis la diffusion du journal télévisé de 20 heures, jeudi 19 novembre, au cours duquel Frédéric Duval, directeur général d’Amazon en France, était invité, plus aucun de nos compatriotes ne peut ignorer qu’il faudra patienter jusqu’au 4 décembre pour, à prix cassé, acheter l’ordinateur ou le téléphone promis sous le sapin.

L’opération de communication du dirigeant d’Amazon qui, le matin même, à Bercy, avait refusé tout accord de principe au report de cette opération, agace ses concurrents. « Il aurait été préférable qu’il réponde sur ce point aux ministres plutôt qu’au JT », déplore un participant.

Depuis, M. Le Maire a certes salué « l’esprit de responsabilité et de solidarité » des acteurs de la distribution. « C’est louable », note Emmanuel Le Roch, délégué général de la fédération Procos. Mais, en coulisses, la guerre commerciale entre les enseignes se prépare. « Nous appelons chacun des acteurs à faire preuve de responsabilité, pour que le week-end du 28 novembre se déroule sans promotions importantes », prévient d’ores et déjà Yohann Petiot, de l’Alliance du commerce.

Car, de fait, toutes les chaînes pratiquent déjà les « prix cassés », les « cool days à – 50 % » ou et les opérations de « crédit gratuit » pour préempter le budget des Français consacré aux achats de Noël. Lors de la réouverture de ses magasins, King Jouet promet lui de promouvoir des produits de « marques fabriquées ou conçues en France ». L’enseigne de jouets ne sera pas la seule à vouloir rattraper la perte d’activité de novembre. Dans les boutiques d’habillement et les grands magasins, « ça va matraquer » sans attendre le « Black Friday », reconnaît le dirigeant d’une enseigne.

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