Press "Enter" to skip to content

Mort de Christophe Dominici : L’échec du rachat de l’AS Béziers vécu comme une profonde injustice

DISPARITION Entre les mois de mai et juillet, l’ancien ailier du XV de France avait été au cœur d’une tentative de rachat du club de Béziers par des Emiratis, finalement avortée

Quatre mois avant son destin tragique, Christophe Dominici a connu une énorme désillusion professionnelle et personnelle. L’ancien ailier de l’équipe de France s’était très investi dans le projet de rachat du club de Béziers, onze fois champion de France entre 1961 et 1984, aujourd’hui en Pro D2. Il souhaitait en « refaire un grand club à la hauteur de son passé ». Il avait pris à bras-le-corps ce projet porté par le groupe Sotaco – représentant d’investisseurs émiratis – et son ami, le vigneron Yannick Pons. Il en aurait été le directeur sportif.

Après moult turpitudes, ce rachat avait finalement été écarté en juillet après l’avis défavorable de la DNACG. Le gendarme du rugby français avait conclu à sa non-viabilité. Christophe Dominici avait durement vécu cette décision. Tout comme la première volte-face dans ce dossier aux nombreux rebondissements. « On subit une injustice, une offense » avait-il alors vertement fait savoir devant la statue de Raoul Barrière, figure du grand Béziers, décédé un an plus tôt. Un ancien partenaire de Toulon, resté proche, explique qu’il « avait été très marqué par l’échec de la reprise de l’ASBH qu’il estimait profondément injuste. »

« Je lui ai reproché d’avoir trop fait rêver cette ville »

L’ancien rugbyman était très présent dans l’Hérault. Il avait notamment fortement investi dans des vignes entre Béziers et Narbonne. « Il avait une passion pour le club et cette ville. Il rêvait de l’aider à retrouver leur histoire glorieuse. Quand je l’ai rencontré pour la première fois dans mon bureau, j’ai vu quelqu’un qui sentait le pouls de la ville. Quel talent il avait pour ramener dans son rêve tout un tas de gens », évoque Robert Ménard à France Bleu Hérault.

Le maire de Béziers n’avait pas été pas tendre en septembre lorsque le projet avait échoué. « Il était dans les envolées lyriques, un peu moins dans la réalité des choses. Il enjolivait, racontait une histoire. Il faut savoir raconter une histoire aux gens, mais pas leur raconter des histoires. Je lui ai reproché d’avoir trop fait rêver cette ville loin des choses. Mais il aimait Béziers, la ville et l’ASBH. Et c’est ce que les Biterrois garderont en tête »

C’est le projet concurrent, mené par René Bouscatel, ancien président du Stade toulousain, et Louis-Pierre Angelotti, qui avait été finalement retenu. Lire à partir de la source….