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Accusations de harcèlement sexuel, comportements toxiques, démissions… Les salariés d’Ubisoft usés par une année de scandales

FactuelCinq mois après le début d’une vague d’accusations de harcèlement sexuel et sexiste, le numéro un du jeu vidéo français multiplie les initiatives pour corriger son image.

Watch Dogs : Legion le 29 octobre, Assassin’s Creed : Valhalla le 10 novembre, Immortals : Fenyx Rising prévu pour le 3 décembre… En apparence, l’actualité des studios Ubisoft se fait au rythme des sorties de nouveaux jeux pour la fin d’année. Un calendrier dense, dans un contexte porteur, avec la sortie des nouvelles consoles Xbox Series et PlayStation 5.

En 2020, le géant français du jeu vidéo, qui compte 19 000 employés répartis dans des studios dans le monde entier, a surtout été frappé par des scandales liés à des accusations de harcèlement portées contre des cadres de l’entreprise. Rappel des faits :
• A la mi-juin, une vague d’accusations apparaît sur des réseaux sociaux (principalement Twitter, très utilisé par les professionnels du jeu vidéo) : y sont dénoncés les comportements abusifs envers les femmes qu’auraient eus plusieurs employés de divers studios de développement, dont certains appartenant à Ubisoft. L’entreprise indique dans un communiqué avoir lancé des audits en interne, prenant « très au sérieux toute allégation d’abus ou de harcèlement ».
• Le 26 juin, l’agence américaine Bloomberg révèle la mise à pied de Tommy François et la démission de Maxime Béland, tous deux responsables de l’équipe éditoriale d’Ubisoft, à la suite d’une enquête interne. Ils avaient été mis en cause dans cette vague de dénonciations.
• Le 1er juillet, une enquête de Libération, fondée sur des témoignages d’employés, dénonce des cas de « harcèlement », d’« agressions sexuelles » et, plus généralement, « un système toxique, dominé par des hommes intouchables » – mettant en cause Tommy François mais aussi Serge Hascoët, le numéro deux du studio.
• Le 3 juillet, au Canada, La Presse détaille les dysfonctionnements du département des ressources humaines au sein de la multinationale.
• Les 6 et 10 juillet, le site spécialisé Numerama et le journal Libération publient à nouveau des témoignages mettant directement en cause Serge Hascoët.
• Le 11 juillet, Ubisoft annonce le départ de Serge Hascoët, qui a « choisi de démissionner », et de Yannis Mallat, le responsable des studios canadiens du groupe. Cécile Cornet, directrice des ressources humaines, abandonne, quant à elle, ses fonctions, mais pas l’entreprise.
• Le 14 août, le site spécialisé Gamasutra, principalement suivi par l’industrie du jeu vidéo, publie de nouvelles accusations visant plusieurs directeurs créatifs d’Ubisoft, parmi lesquels Hugues Ricour, d’Ubisoft Singapour, « accusé de harcèlement sexuel par plusieurs sources ». On apprendra trois mois plus tard qu’il a été, entre-temps, transféré à un autre poste à l’issue d’une enquête interne.

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