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Les startups enclines à diversifier leurs recrutements mais sans y parvenir

Alors que les questions liées à la diversité et à l’inclusion prennent de l’ampleur dans les entreprises, le collectif RH Firstalent dévoile en exclusivité pour Maddyness les résultats de son état des lieux* des pratiques des startups en la matière. L’organisation pointe le fait que ces deux notions ne font, pour l’heure, pas l’objet d’une définition officielle dans la Loi, bien que la référence à la « variété des profils humains » soit celle la plus communément établie dans les esprits – il peut aussi bien s’agir de handicap, d’origine, de genre, d’orientation sexuelle ou de parcours académique. Premier enseignement de l’enquête : les jeunes pousses semblent s’emparer du sujet, puisque près de 70 % disent appliquer une politique dédiée (13,8 % disposent de textes, tandis que 55,8 % s’en préoccupent sans l’avoir formalisé).

Un enjeu de performance et d’image

Les dirigeants interrogés soulignent un double intérêt à diversifier les profils au sein de leur entreprise. 66 % d’entre eux estiment qu’il s’agit d’un moyen pour « attirer les meilleurs talents » et rejoignent les 45 % qui jugent qu’une telle politique permet « d’améliorer la performance » . Pour autant, l’image que renvoie la société est aussi un facteur primordial. 63 % des décideurs disent bâtir une entreprise « socialement responsable », quand 33 % pensent aux attentes quant à la marque employeur et 19 % à la mise en conformité avec leurs obligations légales en matière de non-discrimination.

Si l’importance d’une telle politique est donc largement acceptée par les fondateurs et les équipes RH, des freins à son application existent en pratique. Ainsi, 56 % des startups regrettent le manque de diversité dans les candidatures qu’elles reçoivent. 48 % plaident le fait que d’autres priorités prennent le pas sur ces problématiques et 34 % affirment, dans la même veine, ne pas avoir assez de temps pour s’y consacrer.

Point notable : l’absence d’accompagnement (20 %) et la complexité de la thématique (28 %) les ralentiraient aussi.

C’est pourquoi le collectif RH Firstalent juge essentiel pour les entreprises de « désigner un ou une responsable du sujet et d’allouer un budget propre au développement et à la promotion » de celui-ci. Lire à partir de la source….