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A Toulouse, l’Etat et la mairie signent le premier « contrat de sécurité intégrée »

Un maire de grande agglomération, le premier ministre, trois ministres et de nouveaux moyens alloués principalement aux forces de l’ordre. A Toulouse, le maire Jean-Luc Mouden (Les Républicains, LR) et le premier ministre, Jean Castex, ont paraphé, vendredi 9 octobre, un « contrat de sécurité intégrée ».

En présence du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, de celui de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, et du garde des sceaux, Eric Dupond-Moretti, le premier contrat de ce type est censé devenir « le nouveau bras armé de la République face à la montée inquiétante de l’insécurité et des atteintes aux biens et aux personnes dans ce type de villes », selon les termes du premier ministre. « Une réponse concrète et rapide de l’Etat face à une explosion des violences, des trafics de drogue, les vagues migratoires, les squats ou l’islamisme qui rongent nos quartiers », a souligné pour sa part M. Moudenc.

Ce contrat, qui se développera sur cinq ans et prévoit des moyens financiers et humains de « la prévention à la répression », est le premier de ce type en France, destiné à essaimer dans les 24 agglomérations du pays. A Toulouse, concrètement, ce sont 111 nouveaux policiers qui seront recrutés avant fin 2021, dont 45 avant la fin de cette année, soit une hausse de quasiment 10 % des effectifs. Côté police municipale, 100 nouveaux agents seront recrutés d’ici à 2025, qui s’ajouteront aux 450 opérant sur le périmètre municipal de la Ville rose. Les patrouilles seront doublées et certaines présentes dans des maisons de quartier ou positionnées en permanence sur des lieux de tension. A cela va s’ajouter la commande de 100 nouvelles caméras de vidéosurveillance. A Toulouse, 400 d’entre elles tournent déjà vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Série de trafics et de meurtres

M. Castex, se présentant comme « l’enfant du pays », a défendu « une méthode nouvelle, avec des moyens sur la table, et répondant à une approche globale sur une échelle métropolitaine ». A Toulouse, le contrat prévoit en effet la réorganisation des zones : une zone rive droite et une zone rive gauche seront créées pour couvrir l’ensemble de la métropole, avec la construction d’un nouveau commissariat central, fonctionnant indépendamment de celui déjà existant et sans disparition des petits commissariats de quartier.

Par ailleurs, une réorganisation des zones de police et de gendarmerie fera partie du texte de loi que présentera le gouvernement mi-novembre pour pérenniser ces contrats. Ces renforts humains et cette réorganisation interviennent dans un contexte local où, depuis 2018, « trente-deux dossiers de règlements de comptes sont en cours, une cinquantaine de mises en examen, neuf morts, dont trois morts et vingt blessés en 2020 », rappelait récemment le procureur de la République Dominique Alzeari.

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