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Un 3e confinement est-il inévitable? Ce qu’en pensent les médecins

Depuis plusieurs jours, de nombreux médecins et scientifiques se disent en faveur d’un nouveau confinement général, pour prévenir notamment la progression des variants.

“Nous pourrions être aménés à prendre des mesures plus dures (…) qui peuvent aller jusqu’à un confinement”. Sur le plateau du 20h de TFI ce jeudi soir, Olivier Véran, ministre de la Santé, n’a pas écarté pas l’hypothèse d’un troisième confinement national, après ceux du mois de mars et de l’automne. “Ce sera difficile” d’y échapper, a appris BFMTV d’une source gouvernementale importante.

Au sein de la communauté médicale et scientifique, de nombreuses voix s’élèvent pour défendre la nécessité d’un nouveau confinement, alors que le nombre de contaminations continue de monter jour après jour en France. “L’épidémie progresse avec certitude”, a confirmé Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, mercredi sur BFMTV-RMC.

“Plus de mesures coercitives que le couvre-feu”

Même constat pour Odile Launay, infectiologue et membre du comité vaccin Covid-19, qui n’exclut pas un reconfinement si le nombre de contaminations continue de croître.

La professeure préconise cependant un reconfinement limité “aux gens les plus à risque”. Cette hypothèse a été évoquée par le Conseil scientifique, dans un avis publié le 12 janvier dernier, qui conseillait au gouvernement un reconfinement “dans les régions ou métropoles à risque”. Le Conseil préconisait également un “auto-confinement” pour “la population des personnes les plus âgées ou présentant des comorbidités, dès lors qu’elle n’est pas vaccinée”, précisant qu’il ne s’agissait que d’une “situation transitoire avant la vaccination”.

Pour Patrick Berche, microbiologiste et membre de l’Académie de médecine, “on est sur le fil”. Le spécialiste, invité sur BFMTV ce jeudi, a estimé que si le nombre de cas de variants “augmente fortement, on va vers un reconfinement”.

Ces variants britannique et sud-africain, considérés comme étant 50 à 70% plus contagieux que la souche circulant en France avant son arrivée, inquiètent particulièrement l’exécutif. Olivier Véran a évoqué “une course contre-la-montre pour freiner la diffusion” du variant britannique.

“La question du reconfinement sera conditionnée par la progression de ces variants sur le territoire français”, renchérit Arnaud Fontanet ce vendredi au micro de France Inter.

Pour cet épidémiologiste membre du Conseil scientifique, l’Angleterre et l’Irlande “n’ont réussi qu’à contrôler le variant qu’à partir du moment où ils ont fait un confinement strict comme on a connu en France au mois de mars”. Lire à partir de la source….