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«Mask Singer» : pour la saison 2, l’émission de TF1 veut transformer …

Les masques. Pas ceux des gestes barrière. Ceux de TF1, à plumes, à poils et à paillettes. La Une dégaine, ce samedi soir à 21h05, la saison 2 de « Mask Singer », son concours de chant de célébrités cachées derrière des costumes loufoques. Le concept reste identique : aux quatre enquêteurs du jury, Alessandra Sublet, Kev Adams, Jarry et Anggun, de démasquer deux personnalités par soirée, grâce à des indices plus ou moins pertinents.

Importé de Corée, ce divertissement arbitré pendant six semaines par Camille Combal avait bénéficié d’un fort effet de curiosité : 6,6 millions de téléspectateurs, pour le lancement le 8 novembre 2019. Alors que la finale, remportée par Laurence Boccolini, s’était déroulée devant 5,1 millions. Pas évident de faire mieux, notamment après plusieurs reports de tournage à cause de la pandémie. Et pourtant, TF1 a musclé son jeu! Décryptage.

Une concurrence accrue. En passant du vendredi au samedi, « Mask Singer » risque d’y perdre des plumes. Le télécrochet masqué se retrouve face au redoutable « Commissaire Magellan » diffusé sur France 3. « La saison 2 est toujours la plus dure, reconnaît Rémi Faure, patron des divertissements de TF1. Il y a moins d’effet de curiosité, moins de com’. A nous de surprendre les gens pour les faire revenir. » Sans compter l’effet couvre-feu.

Ça rapporte, mais moins que « Koh-Lanta ». Ce samedi, les annonceurs vont débourser 83 000 euros pour trente secondes de publicité. C’est 15 % de moins que pour le précédent lancement, mais 38 % de plus que pour « Danse avec les stars ». « A ce niveau-là, TF1 reste confiante, analyse Philippe Nouchi, expert média chez PublicisMédia. C’est un programme familial puissant. » Mais vraisemblablement pas encore autant que « Koh-Lanta », diffusé la veille, qui permet à la chaîne d’engranger 25 000 euros de plus à chaque spot. Et les tarifs de « Mask Singer » baissent dès la deuxième semaine.

Un plus beau décor. La production, qui avait livré des tableaux en dessous de « The Voice » ou « Danse avec les stars », a corrigé le tir. « Nous avons augmenté le budget pour avoir un écran au sol, une caméra zénithale, une plus grande amplitude de la grue, plus de danseurs », insiste Rémi Faure, qui prépare déjà la saison 3 avec du mapping (projection d’un décor virtuel), des hologrammes ou de la 3D. « On regarde de près ce qui se fait au Mexique et aux Etats-Unis, très en avance sur ce point, ajoute le responsable de TF1. L’émission a le potentiel pour être encore là dans dix ans. »

Une star internationale. Surprise dès le deuxième numéro : une personnalité « mondialement connue » d’après TF1 viendra pour la soirée. Vêtue d’un superbe costume à base de miroirs, elle ôtera son masque au terme d’une « enquête flash ». « Le plus dur a été de la faire venir à l’enregistrement (NDLR : courant juillet) dans le contexte sanitaire », souligne Camille Combal. « Ça m’a mis sur les fesses », ajoute Kev Adams, qui a pris un selfie comme les autres enquêteurs. Si le cachet moyen est de 25 000 euros, la production peut sortir son carnet de chèques pour décrocher une vraie star. Sur « Danse avec les stars », Pamela Anderson avait négocié un contrat d’environ 400 000 euros.

Des célébrités davantage grand public. Exit les Marie-José Pérec ou Sheila peu connues des plus jeunes. « Les enfants sont les moteurs à la maison. Il ne faut pas les décevoir », assure Rémi Faure. D’après la production, le succès de la saison 1 a attiré des vedettes plus actuelles, venues de la musique, de la mode, du cinéma, du sport, des médias… Camille Combal a même reçu plusieurs candidatures directement sur son portable.

Douze nouveaux costumes excentriques. Un squelette coiffé d’un chapeau haut-de-forme, une araignée à huit pattes articulées, un loup déjanté en lunettes de soleil, une gigantesque bouche rouge disco perchée sur de hauts talons ou encore une magnifique pieuvre couverte de paillettes. Les costumiers de « Mask Singer » ont mis le paquet, avec un requin attendrissant dans son costume bleu ou un manchot en bonnet à pompon. Les Américains ont ailleurs repris l’idée du robot aux yeux en forme de phares de voiture, aperçu furtivement dans les magnétos de la saison 1.

Des voix moins trafiquées. C’était souvent trop dur de nous mettre sur la voie. « Nous donnerons plus de pistes tangibles dès le premier magnéto de présentation pour aider les téléspectateurs », assure Anthony Meunier, directeur général au sein de la production. Un corbeau, incarné par un comédien, viendra également semer des indices. Les voix des artistes feront moins l’objet d’arrangements acoustiques en studio.

Des mesures sanitaires renforcées. Les quatre premiers numéros montrent un public, assis par petits groupes, non masqué. Mais pour les deux derniers, ce n’est plus le cas : tous les spectateurs en portent un. « On a suivi les recommandations qui ont changé courant juillet », souligne Rémi Faure. Lire à partir de la source….