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Jean-Michel Blanquer : ce nouveau scandale qui va fragiliser le …

Depuis plusieurs semaines, Jean-Michel Blanquer est embourbé dans une affaire de gros sous. Selon Mediapart et Libération, le ministre de l’Education aurait donné une grosse somme d’argent à un syndicat lycéen.

“Daron noir”. Le jeu de mots de Libération pour sa Une de ce samedi 21 novembre est acerbe. Quelques jours après Mediapart, le quotidien révèle de nouvelles informations sur le lien entre Jean-Michel Blanquer et le syndicat Avenir lycéen. Selon nos confrères, cette structure “a germé Rue de Grenelle, dans l’entourage proche de Jean-Michel Blanquer” avec un but bien précis : celui de “servir la communication du ministre, et surtout rompre tout dialogue avec les syndicats lycéens”, qui sont opposés à plusieurs réformes en cours. Concrètement, selon Libération, c’est l’entourage proche de Jean-Michel Blanquer qui est à l’origine de la création de ce syndicat, lancé afin de peser dans les négociations, de faire taire la grogne lycéenne et d’aider le ministère de l’Éducation. Selon les témoignages récoltés, le numéro deux de l’époque était lié aux responsables d’Avenir lycéen. Les rectorats auraient également joué un rôle en écrivant les communiqués de cette structure.

“L’une des fondatrices” de ce syndicat explique à nos confrères que le gouvernement voulait donner “de la visibilité aux élus des instances lycéennes, qu’il estimait plus légitimes”. Mais Clairanne Dufour l’avoue, elle a “mis du temps à comprendre le vrai objectif du ministre” qui était de “s’en servir pour exclure les autres syndicats”. De nouvelles accusations qui viennent fragiliser davantage Jean-Michel Blanquer, déjà pointé du doigt par Mediapart. Il y a quelques jours, nos confrères révélaient déjà son lien avec Avenir lycéen, qui aurait dilapidé 65.000 euros de subventions reçues en 2019 en frais de bouche, déplacements et autres dépenses dans des bars et hôtels de luxe. Dès la publication de ses révélations, Avenir lycéen avait dénoncé des “faits non avérés” imputés aux “mandatures précédentes”, et annoncé la démission de huit de ses dirigeants. Le ministre de l’Education quant à lui nie tout favoritisme.

Ce syndicat ? “Une entreprise politique”

Une enquête administrative a d’ores et déjà été ouverte par le ministère. Et la grogne monte. Les syndicats lycéens ont dénoncé une “propagande d’Etat” et une tentative du ministère de l’Education “d’étouffer” leur contestation. Dans un communiqué, la Fédération indépendante et démocratique lycéenne dénonce un “dévoiement total de la cause syndicale et une insulte faite aux jeunes dont le ministère aurait organisé l’étouffement de la parole face à des réformes du bac et du lycée catastrophiques”. Pour le syndicat MNL, Avenir lycéen est “une entreprise politique n’ayant pas hésité à manipuler certains de nos jeunes camarades lycéens (…) afin de servir les intérêts du ministre”. Les élus France Insoumise et quelques communistes ont également déposé “une proposition de résolution visant à la création d’une commission d’enquête sur l’activité du syndicat Avenir Lycéen, ses liens avec le pouvoir exécutif et les actions de contrôle du ministère de l’Education nationale sur ses membres et son action”.

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