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Une fillette de 12 ans meurt d’un arrêt cardiaque provoqué par une infestation de poux | Slate.fr

Temps de lecture: 2 min — Repéré sur The Science Times

Âgée de 12 ans, Kaitlyn Yozviak, une fillette ayant grandi dans l’État de Géorgie aux États-Unis, est morte à la suite d’une infestation de poux non traitée, le 26 août dernier. La fillette vivait avec ses parents dans une maison délabrée. Ces derniers sont accusés à la fois de maltraitance sur enfant au second degré et de meurtre au second degré.

Selon Ryan Hilton, agent spécial pour le Georgia Bureau of Investigation, le dossier médical de l’enfant montre que Kaitlyn est morte d’un arrêt cardiaque. Le dossier identifie une deuxième cause pouvant expliquer son décès: elle était atteinte d’une anémie sévère. Par ailleurs, les personnes chargées de l’enquête affirment que la fillette souffrait de douleurs physiques aiguës dues à une négligence médicale.

Pour Ryan Hilton, il s’agit d’un cas d’infestation de poux extrêmement sévère. En effet, Kaitlyn Yozviak avait des poux sur sa tête depuis au moins trois ans. Les morsures répétées des parasites auraient alors produit une diminution des taux de fer dans son sang, ce qui aurait causé une anémie qui, à son tour, pourrait avoir déclenché son arrêt cardiaque et son décès.

De la vermine recouvrait l’ensemble de sa chambre

Concernant les conditions de vie de sa fille, la mère de Kaitlyn confie que son enfant ne s’était pas lavée depuis environ une semaine et demi avant l’évènement tragique. Les agents ayant visité son lieu d’habitation décrivent une maison répugnante et délabrée. De la vermine recouvrait l’ensemble de sa chambre, et rongeait même ses peluches.

Les deux frères de l’enfant avaient déjà été retirés de la garde de leurs parents, à cause des conditions sanitaires désastreuses. Toutefois, si Kaitlyn avait une fois été placée chez un membre de sa famille pendant six jours en 2018, elle était ensuite retournée vivre chez ses parents.

Après l’étude de ce dossier, des spécialistes de l’aide à l’enfance s’alarment des effets du Covid-19 sur la protection de l’enfance. Pendant le confinement, les enfants se sont parfois retrouvés seuls avec leurs parents, séparés de leurs professeur·es, médecins, et conseillèr·es d’orientation qui auraient pu leur apporter de l’aide en cas de signes d’agression ou de négligence parentale.

Dans la communauté scientifique, la mort causée par une infection de poux fait débat. D’après Alejandra Perotti, professeure en biologie spécialisée dans l’étude des animaux invertébrés à l’université de Reading, il s’agit d’une exagération. Lorsqu’une personne est sévèrement infectée par des poux, elle est par ailleurs souvent sujette à une négligence générale grave, qui peut mener à une détérioration de son état de santé. Lire à partir de la source….